Explosion dans la synagogue : une récidive de la guerre au Proche-Orient

© © Photo: REUTERS/Ronen ZvulunExplosion dans la synagogue : une récidive de la guerre au Proche-Orient
Explosion dans la synagogue : une récidive de la guerre au Proche-Orient - Sputnik France
Un nouvel attentat a brisé cette semaine la trêve fragile au Proche-Orient. Mardi, dans la partie occidentale de Jérusalem, deux Palestiniens sont entrés dans une synagogue et ont attaqué les fidèles avec un couteau, une hache et un pistolet.

Quatre personnes ont été tuées, huit blessées, les terroristes ont été liquidés par la police. Le lendemain, le policier blessé est décédé à l'hôpital. L'attaque était commise par deux cousins, habitants de Jérusalem-Est.

"Le Front populaire de la libération de la Palestine" a revendiqué cet attentat. Les radicaux ont appelé à continuer les attaques terroristes.

Le chercheur principal du Centre du partenariat des civilisations de l’université MGIMO Iouri Zinine marque la difficulté du règlement du conflit israélo-palestinien.

« De part et d’autre, il y aura des conséquences désagréables parce que le flot d’actions violentes de cette espèce à Jérusalem se prolonge depuis plusieurs années. Et, malheureusement, il est soumis à la logique de la vengeance mutuelle, comme je dirais. C'est le cercle vicieux de la violence, sans la rupture duquel on ne pourra pas éliminer la tension et la menace des nouveaux heurts entre les parties du conflit. »

Le Premier ministre d'Israël Benyamin Netanyahou a accusé le mouvement HAMAS et le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas de cette attaque. D’après lui, l'attaque dans la synagogue est le résultat "des instigations de la part du HAMAS, du « Mouvement Islamique » et de l'administration palestinienne. Netanyahou a fait cette déclaration dans l'appel télévisé à la nation. Il a ordonné de détruire les maisons des terroristes qui ont attaqué la synagogue, et de jeter dans la rue leurs familles.

Le chercheur de l'Institut de l'orientalisme de l'Académie des Sciences de Russie Dmitry Maryasis voit les raisons de l'extrémisme de certains Palestiniens dans les relations compliquées à l'intérieur de la société palestinienne.

« Il s’agit, en partie, des désaccords intra-palestiniens. Qu’est-ce que je veux dire par là ? Au printemps a été signé l’accord sur la réunification des deux fractions palestiniennes rivales. Une sorte de réconciliation entre l'Organisation de la libération de la Palestine, le FATAH et le HAMAS. Mais, dans l'aile militarisée du HAMAS, certains n’étaient pas prêts à ce geste, à la réconciliation. Et comme ils tentent de torpiller, à mon avis, ces accords, ils choisissent, comme le seul moyen de cela faire, un moyen aussi cruel.

La tension à Jérusalem a augmenté après la guerre récente à Gaza entre Israël et les extrémistes du HAMAS, ainsi que sur fond de la discussion sur l'accès aux lieux de culte sur le mont du Temple. Au cours des dernières semaines, encore six citoyens d'Israël ont péri lors des attaques à Jérusalem, Tel-Aviv et en Cisjordanie. Près de dix Palestiniens ont péri aussi. »

Une nouvelle aggravation du conflit palestino-israélien menace toute la région du Proche-Orient. L'escalade du conflit sera attisée avec plaisir par les terroristes "d'Al-Qaida" et de «l'État Islamique».

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала