Ukraine: la nouvelle coalition confirme sa volonté de rejoindre l'Otan

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RBC Daily - Sputnik France
Après la signature d'un accord de coalition pro-européen, qui précède la formation du gouvernement, les cinq partis ukrainiens de la majorité n'ont toujours pas réussi à surmonter leurs contradictions internes pour savoir qui occupera les postes clés au gouvernement et comment mener le dialogue avec la Russie, écrit lundi le quotidien RBC Daily.

Après la signature d'un accord de coalition pro-européen, qui précède la formation du gouvernement, les cinq partis ukrainiens de la majorité n'ont toujours pas réussi à surmonter leurs contradictions internes pour savoir qui occupera les postes clés au gouvernement et comment mener le dialogue avec la Russie, écrit lundi le quotidien RBC Daily.

La coalition obtiendra au moins 288 mandats et selon le premier ministre Arseni Iatseniouk, elle inclura même plus de 300 députés, lui garantissant la majorité constitutionnelle.

La signature de l'accord sera suivie de la formation du gouvernement par Iatseniouk, qui a promis de le faire en dix jours. Le président Piotr Porochenko estime que la formation du cabinet ne prendra que six jours.

Les conflits internes au sein de la coalition et les différends au gouvernement demeurent, indique le politologue ukrainien Mikhaïl Pogrebinski. D'après lui, le poste de ministre de l'Intérieur reflétera la répartition des forces au pouvoir – si Arsen Avakov restait en fonctions, il faudrait y voir la reconnaissance que Iatseniouk est bien la force politique dominante du pays.

Le texte final de l'accord de coalition a été publié dans la nuit de samedi à dimanche sur le site du parti Samopomochtch. Il s'agit d'un document de 73 pages en 17 chapitres qui décrit les réformes à venir – constitutionnelle, judiciaire, budgétaire, électorale, ainsi qu'un plan de réforme des forces de l'ordre et de la santé. En particulier, l'immunité des députés sera levée et une procédure simplifiée de destitution du président sera introduite.

Le document ne mentionne pas les ressources qui serviront à financer ces réformes. "Les autorités comptent manifestement sur les subventions occidentales", suppose Mikhaïl Pogrebinski. La partie économique de l'accord montre tout de même que la coalition mise sur le complexe agro-industriel alors que la construction mécanique, qui était auparavant le fleuron de l'économie nationale, est appelée à disparaître, estime l'expert.

Le chapitre abordant la réforme du système de sécurité nationale et de défense fixe pour objectif le rétablissement de la souveraineté de l'Ukraine sur la Crimée et Sébastopol, le passage de l'armée aux normes de l'Otan d'ici 2018, l'établissement du contrôle des dépenses militaires à hauteur d'au moins 3% du PIB et l'approbation d'un nouveau plan de déploiement des forces armées dans l'est du pays. La coalition compte fixer dans la doctrine militaire la notion d'"ennemi probable" pour la première fois de l'histoire de l'Ukraine.

Le document inclut l'engagement du pays à adhérer à l'Otan, alors que la version initiale prévoyait uniquement le passage de l'armée aux normes de l'Alliance.

Selon le politologue russe Vladimir Jarikhine, cette volonté déclarée d'adhérer à l'Otan ne conduira pas à une adhésion effective car cela demande une réciprocité du côté de l'Alliance. Nul n'attend non plus l'Ukraine en UE, conclut l'expert.

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