La discrimination de la famille traditionnelle, désuète pour l'Occident (partie 2)

© © Collage : La Voix de la RussieLa discrimination de la famille traditionnelle, désuète pour l'Occident (partie 2)
La discrimination de la famille traditionnelle, désuète pour l'Occident (partie 2) - Sputnik France
La famille traditionnelle n'est plus une priorité politique de l'Occident. Maintenant l'Occident a lancé des croisades absurdes pour lutter notamment contre les mots papa et maman : certains représentants du pouvoir voudraient supprimer complètement au niveau administratif ces termes devenus périmés et les remplacer par parent numéro un et parent numéro deux ultra-modernes.

Partie 1

Les tentatives sont faites pour officialiser l'éducation sexuelle à l'école primaire fondée sur les principes de l'égalité des genres et poussant les enfants vers les gens dont l'orientation sexuelle n'est pas traditionnelle. Les maires de Rome et de Milan mènent une véritable bataille en ce sens et de nombreuses familles qui pensent autrement cherchent justice auprès des tribunaux. Dans cet ordre d'idées plusieurs mouvements catholiques ont organisé au palais Cisterna à Turin une conférence intitulée d'une façon assez provocatrice : « La famille en Occident : un objet de discrimination ? » Etant donné que la Russie se déclare dernier rempart des valeurs traditionnelles de l'Occident, le rapport principal par l'ambassadeur auprès de l'ONU et président du Congrès mondial des familles Alekseï Komov. Dans son entretien à La Voix de la Russie il a évoqué les tendances de développement de l'Europe moderne.

En ce qui concerne la crise en Ukraine aussi, l'Europe agit contrairement au respect traditionnel du principe d'autodétermination des peuples. Qu'en pensez-vous ?

"La situation en Ukraine est très comlpliquée. Pendant de longues années des ethnies différentes y ont cohabité toujours dans l'esprit de la compréhension mutuelle. Il est dommage que ces derniers temps certaines forces internationales aient utilisé la multinationalité de l'Ukraine en tant que prétexte pour créer des problèmes pour la Russie. Ce n'est pas un hasard si 5 milliards de dollars ont été investis dans ce pays pour développer ce qu'elles appellent la « démocratie », plus concrètement une société prônant des initiatives ultra-libérales n'ayant rien à voir avec la mise en place des valeurs d'une morale authentique. A mon avis, une des principales causes de cette agression réside dans le fait que la Russie est le dernier défenseur acharné des valeurs familiales et chrétiennes. La révolution en Ukraine n'est pas légitime parce qu'elle a été organisée par les mêmes professionnels qui avaient fomenté le « printemps arabe » et les autres conflits dans le monde."

Quel est le rôle des Etats-Unis dans cette histoire ?

La révolution en Ukraine a été réalisée en vue d'opposer à la Russie une population idéologiquement divisée, autrefois amicale envers nous. Aujourd'hui une guerre idéologique est menée contre la Russie, des tentatives sont entreprises afin de manipuler l'opinion publique par le biais des médias. Cette lutte est économique, spirituelle et physique. Je veux que cela soit clair pour tout le monde, c'est une guerre dont la Russie n'a nul besoin. Je tiens à rappeler que si nous ne faisons pas la guerre en Syrie et dans d'autres pays du Proche-Orient, c'est grâce à la fermeté du président Poutine. George Soros veut plus que les autres commencer à tirer, ces dernières semaines il a déclaré qu'il « fallait provoquer une guerre contre la Russie ». Mais pour faire la guerre, il faut deux partie opposées tandis que la Russie n'est pas disposée à le faire : le maximum de ce que nous pouvons faire, c'est exporter nos valeurs morales.

La Hongrie commence à sentir que quelque chose ne va pas bien. Est-il vrai qu'elle veut sortir de l'Union européenne ?

"A l'heure actuelle il y a le risque de la répétition en Hongrie du scénario ukrainien. C'est-à-dire le coup d'Etat contre les forces qui déclarent leur intention de sortir de l'UE. Ce ne serait autre chose qu'une ingérence dans les affaires d'un Etat souverain et nouvelle bataille pour les valeurs dont nous parlons."

Est-ce que la défaite d'Obama et une victoire retentissante des républicains pourront modifier les relations entre l'Amérique et la Russie ?

"Les républicains nous soutiennent sur diverses questions éthiques : ils se prononcent également contre l'avortement et en faveur des valeurs familiales traditionnelles. Mais il y a un problème avec les néo-conservateurs, beaucoup plus agressifs à l'égard de la Russie. Pour eux l'empire américain et ses richesses sont plus importants que Jésus-Christ. Il sera très difficile de mener le dialogue avec eux. Il faut attendre les résultats des élections préliminaires : alors seulement on verra s'il est possible de dialoguer avec eux dans un esprit positif et de lutter en commun pour les valeurs traditionnelles que nous partageons."

Bush a justifié la guerre des Etats-Unis contre l'Irak en la qualifiant de « guerre entre le bien et le mal ». Qu'est-ce qui est aujourd'hui le mal pour la Russie ?

"Je pense que dans le monde d'aujourd'hui les parties ont changé de place. Aujourd'hui la Russie est un pays qui soutient les idées du bien. Quant à l'Amérique, elle est liée au mal. En jetant un regard sur le passé récent, nous voyons que toutes les guerres et révolutions ont été déclenchées au nom des intérêts économiques de l'Amérique : c'est un fait. Il suffit de se souvenir de l'époque de Gorbatchev alors que les engagements ont été pris de faire en sorte que les ex-républiques de l'URSS restent neutres, mais cela ne s'est pas produit. Nous n'avons pas intenté une révolution au Mexique pour lui imposer un gouvernement anti-américain tandis qu'eux ont porté atteinte à notre espace historique. J'espère que notre gouvernement sera reconnu par l'opinion mondiale comme défenseur des valeurs chrétiennes et de la liberté des peuples."

D'aucuns en Europe ont présenté la candidature de Poutine au Prix Nobel de la paix, cependant beaucoup le critiquent.

"Aujourd'hui Poutine est un homme libre, c'est le dernier grand leader de la vieille école, capable de lutter pour le rétablissement des valeurs authentiques dans d'autres pays, contre la mondialisation sauvage et le libéralisme suicidaire."

Vous avez dit que tous doivent comprendre que la Russie d'aujourd'hui a ses grandes valeurs, mais n'est pas un paradis. De quoi parlez-vous ?

"En haut lieu et au sein de l'élite ultra-libérale il y a encore de petits groupes lesquels, financés par les Américains, torpillent les décisions du gouvernement visant la réalisation des réformes de Poutine fondées sur la tradition chrétienne. Je fait confiance à la nouvelle génération qui soutiendra notre leader et mènera à bon terme l'oeuvre de la liberté qu'il a engagée."T

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала