Un retour attendu

Un retour attendu
L’ancien président de la république Nicolas Sarkozy a repris sans surprise ce weekend les rennes de son parti historique qu’il a dirigé de 2004 jusqu’en 2007. Peut on parler d’un retour en politique réussit – pas vraiment ou plutôt pas encore – la victoire de l’ex chef de l’état ne faisait guère de doute dès lors qu’il a annoncé son retour en politique l’été dernier.

Pour la première fois 100% électronique la campagne a été marquée par une participation record de 58.1% - 155801 votants ont exprimé leur voix parmi les 268000 adhérents UMP. L’ex président a emporté haut la main cette élection avec 64.5% des suffrages devant Bruno le Maire et Hervé Mariton qui ont atteint respectivement 29.18% et 6.32%, jouant le jeu jusqu’au bout et grappillant quelques points au camp de l’ex président qui avait pour premier objectif d’atteindre les 80%.

Nicolas Sarkozy succède au triumvirat formé des trois ex premiers ministres Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin qui assuraient la direction du parti par intérim depuis la démission de Jean-François Copé au printemps dernier.

Cette étape étant passée, le véritable challenge de Nicolas Sarkozy sera maintenant de redorer le blason du parti qu’il a en partie terni lui même et de préparer la campagne de 2017 qui commencera par les primaires de 2016 - pour cela un seul mot d’ordre c’est le rassemblement. A l’issue de cette élection l’ancien chef de l’Etat même en ayant largement gagné n’a pas su s’imposer comme leader incontesté de son parti et devra faire face à une concurrence interne qui elle prend de l’ampleur à l’image de Bruno le Maire qui a incarné le renouveau pendant cette campagne. Nicolas Sarkozy le comprend bien et a déjà planifié plusieurs rendez vous cette semaine pour choisir sa nouvelle équipe, il voit dès aujourd’hui Bruno le Maire. Il a également prévu de voir rapidement les anciens premiers ministres qui ont assuré l’intérim et prévoit même de leur consacrer un comité dédié au sein du parti, Dominique de Villepin s’est dit favorable à l’idée, mais pas sûr que Nicolas Sarkozy arrivera à enfermer les vieux loups de la politique tels qu’Allain Juppé ou Jean Pierre Raffarin dans un comité.

Selon les proches de l’ex président une nouvelle équipe dirigeante devrait voir le jour rapidement avec une structure élargie comportant peut être plusieurs vice-présidents ou plusieurs secrétaires généraux. Il sera également très important de bien choisir un président de la commission des primaires car en fin de compte l’échéance principale pour le parti reste la primaire de 2016.

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