Troupes françaises en Afrique: de Serval à Barkhane

La France s'engage de plus en plus dans les conflits provoqués par l'offensive des djihadistes en Afrique, rapportent mardi les médias français, précisant que l'opération Serval menée par Paris au Mali a fait place en août dernier à Barkhane, un dispositif régional couvrant un territoire grand comme presque dix fois la France.

La France s'engage de plus en plus dans les conflits provoqués par l'offensive des djihadistes en Afrique, rapportent mardi les médias français, précisant que l'opération Serval menée par Paris au Mali a fait place en août dernier à Barkhane, un dispositif régional couvrant un territoire grand comme presque dix fois la France.

Cinq pays sont concernés: la Mauritanie, le Tchad, le Mali, le Niger et le Burkina-Faso. Le groupe est officieusement appelé G5 Sahel. Au total, 3.000 hommes sont déployés. Dotée d'une flotte de quatre drones Reaper et de trois Mirage 2000,  la base de Niamey (Niger) constitue la première tête de pont de ce dispositif. Les deux autres sont mises en place à Gao (Nord-Mali) qui abrite un contingent de plus de 1.000 hommes et à Ndjamena (Tchad) où se situe le centre de commandement de l'opération Barkhane.

Les militaires sur place signalent la tactique inhabituelle utilisée lors de l'opération. Selon le Figaro, le Sahel fait penser à un "champ de bataille vide".

"Vingt-trois heures et cinquante-cinq minutes par jour, l'ennemi ne se montre pas. Mais pendant cinq minutes, il sort. Et là, il faut être présent et ne pas le lâcher", affirme le général Jean-François Ferlet, commandant adjoint de l'opération. Et là, le renseignement tient un rôle primordial.

Mais les djihadistes sont bien adaptés aux nouvelles conditions. Ils évitent d'attaquer frontalement, mais préférant la discrétion et la mobilité. La connaissance du terrain est un autre facteur qui joue en leur faveur.

La France bénéficie pour sa part du soutien de l'Espagne, des Etats-Unis et de ses partenaires saharo-sahéliens.

"Cette guerre, on ne la gagnera pas sans eux", a fait savoir un représentant du centre de commandement à Ndjamena.

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