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Ingeborg Grässle : « Allez ! Au travail »

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Ingeborg Grässle : « Allez ! Au travail » - Sputnik France
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Ingeborg Grässle est l'eurodéputée de la CDU prise à partie par Jean-Luc Mélenchon pendant l'émission « Des paroles et des actes », sur France 2.

Ingeborg Grässle a bien voulu nous donner son avis sur les commentaires de Jean-Luc Mélenchon concernant Angela Merkel, le CDU, et sa personne. Jean-Luc Mélenchon, dirigeant du Parti de gauche, a demandé dans un tweet, dimanche à la chancelière allemande de « la fermer » et de « s'occuper de ses pauvres », « Maul zu, Frau #Merkel ! Frankreich ist frei. Occupez-vous de vos pauvres et de vos équipements en ruines !», en réponse à ses critiques sur les réformes en France qu'elle juge insuffisantes. Les répliques de Jean-Luc Mélenchon montrent que le leadership de l'Allemagne agace en France mais la réponse d'Ingeborg Grässle témoigne de la déroute des responsables politiques français. Au lieu de fanfaronner devant la caméra, ces derniers devraient réellement agir pour trouver des solutions face à Berlin qui avance ses pions avec sérieux.

Sur l'eurodéputée, Jean-Luc Mélenchon a écrit, « et le sommet de tout fut atteint avec cette député allemande, caricature de « Boche » de bande dessinée avec cette phrase d’anthologie où elle déclare : « Che n’ai pas bien kompris qu’est-ce que fou foulez faire sinon fou couper les chéfeux entre fous ! » Du Jacques Villeret dans le rôle d’Apfelstrudel de « Papy fait de la Résistance »! En moins drôle et même très glacial ! »

Insulte n'aide à rien. Ingeborg Grässle répond de manière calme et montre que Berlin a des plans pour la France et que ce ne sont pas des agitations médiatiques qui y changeront quelque chose : « Toute forme d'insulte n'aide en rien. Le déficit de la France est trop élevé. Dans le Pacte de stabilité et de croissance, la France s'est imposée de réduire les déficits. Je me suis permise de rappeler aux partenaires européens de la zone euro cette obligation qu'ils se sont données. Les autres pays comme la Lettonie, l'Irlande, le Portugal, ont appliqué ce que nous avions décidé ensemble d'un commun accord. Le gouvernement français refuse d'appliquer ces réformes. Les ministres des finances ont aussi rappelé à la France la nécessité de ces réformes au cours d'une rencontre au Luxembourg. Rien de plus ne s'est passé. Les réformes structurelles pour améliorer la compétitivité est l'ordre du jour comme la baisse des déficits de tous les pays de la zone Europe. La France est soumise suite à son déficit excessif à une procédure de la Commission européenne. Il faut donc seulement du courage. Allez ! Au travail ! En outre il serait temps que certains en France visitent l'Allemagne pour corriger de fausses impressions sur l'Allemagne et les Allemands.»

Quid des actes français ? Elke König, 60 ans, qui est actuellement directrice de l'autorité allemande des marchés financiers, Bundesanstalt für Finanzdienstleistungsaufsicht (BaFin), a été proposée par la Commission européenne ce vendredi 5 décembre pour prendre la direction du Conseil de résolution unique des banques de la zone euro, chargé de gérer la liquidation des banques défaillantes de l'union monétaire. Si Ingeborg Grässle reste si calme dans sa réponse aux agitations et insultes de Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'elle sait que Berlin dicte à la France et à ses hommes politiques sur quelle musique danser, et que la France n'est plus grand chose sur l'échiquier politique. Le BaFin est sous les ordres du ministère des finances de Berlin et le chef d'orchestre de l'économie est allemand. Autant dire que c'est Berlin qui va directement dire quelles banques dans la zone Euro et en particulier en France doit fermer ou suivre les directives européennes. Et ce n'est pas un Jean-Luc Mélenchon qui pourra y changer quelque chose car son action médiatique reste de la poudre aux yeux, même si sa façon de dénoncer le pouvoir allemand fait du bien : « Dès le lendemain, je n'ai plus compté les gens qui m'ont arrêté dans la rue pour me féliciter d’avoir « bien répondu à l’Allemande ». Ce qui m'en apprend beaucoup sur ce que pense notre peuple». La France est totalement absente sur la scène européenne et internationale et surtout incapable de défendre sa civilisation et son économie. L'Allemagne se moque des insultes et des effets de manche à la Mélenchon. Berlin n'a que du mépris pour ce comportement et le considère comme un aveu de faiblesse. La France n'a-t-elle que des mots à opposer à Berlin ? Comme le dit Ingeborg Grässle, « il serait temps que certains en France visitent l'Allemagne pour corriger de fausses impressions sur l'Allemagne et les Allemands ». Il est temps de voir que la solution allemande n'est pas la meilleure sur le plan humain comme le dit Jean-Luc Mélenchon, mais il faudrait, comme justement les Allemands le font, que les responsables politiques français agissent au lieu de parler et ne rien faire. /N

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