L’économie de Russie surmontera la crise dans deux ans

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L’économie de Russie surmontera la crise dans deux ans - Sputnik France
Le président de Russie Vladimir Poutine a donné une dixième grande conférence de presse à Moscou avec, comme on s’y attendait, l’économie pour l’un des sujets essentiels.

Le grand oral du chef de l’Etat a commencé par la constatation d’un fait évident : l’économie nationale connaissait des temps difficiles. Le président explique la situation difficile, avant tout par des facteurs extérieurs et voit la principale parmi les causes internes une diversification insuffisante de l’économie :

« Nous n’avons pas fait beaucoup de ce que nous avions planifié durant les 20 ans précédents en matière de diversification de notre économie. C’était assez difficile, si en général possible, compte tenu d’une conjoncture économique extérieure en ce cas favorable, quand le business cherchait à investir principalement là où il pouvait tirer rapidement un maximum de profit. Il était assez difficile de faire fonctionner autrement ce mécanisme, mais à présent la situation a changé de façon cardinale ».

Attribuer l’état de choses actuel dans l’économie de Russie aux seules menées des Occidentaux malveillants ne serait pas toutefois correct. De l’avis du chef de l’Etat, la Crimée n’y est pour rien :

« C’est ce que défendons notre indépendance, notre souveraineté et notre droit d’exister – voilà ce que nous avons tous à comprendre. /…/ A titre conventionnel, quelque 25-30 pour cent sur l’ensemble des difficultés peuvent être expliqués par l’impact des sanctions. Mais nous devons le comprendre. Nous voulons résister et survivre, changer, d’ailleurs, vers le mieux, en profitant aujourd’hui de ces conditions, la structure de notre économie, être plus indépendants, surmonter tout cela. Ou bien voudrions-nous que notre peau de l’ours soit accrochée là, au mur ? C’est le choix que nous avons à faire, et la Crimée n’y est pour rien ».

Autrement dit, les difficultés économiques rencontrées maintenant par la Russie constituent à bien des égards un défi interne, dont l’acuité a été renforcée par d’autres facteurs négatifs qui s’y sont ajoutés. La baisse des prix du pétrole est l’un d’eux. Le président n’a pas exclu dans ce contexte une coïncidence des intérêts des Etats-Unis et des principaux pays producteurs. Vladimir Poutine admet que cette tendance à la baisse puisse persister, mais est convaincu que l’économie russe parviendra à s’adapter à une telle situation, sans pouvoir dire quand cela interviendra.

Beaucoup dépend sur ce plan des activités des autorités russes. La lutte contre l’inflation incombe à la Banque de Russie. Mais il y a des choses, comme par exemple les prix de l’essence, les prix des denrées alimentaires, dont il faut assurer personnellement le suivi, est persuadé Vladimir Poutine.

En somme le président estime que la Banque de Russie et le gouvernement prennent des mesures adéquates, même si ce n’est pas toujours au bon moment. A son avis, il convient de saisir l’occasion afin de réunir des conditions propices au développement de l’entreprise et à la diversification de l’économie.

Vladimir Poutine a noté que la responsabilité pour tout ce qui se passait dans le pays incombait au chef de l’Etat et qu’il n’avait pas l’intension de l’esquiver. Une politique macroéconomique nationale correcte et des fonds de réserve pour honorer les engagements sociaux le rendent confiant dans l’avenir. Au regard du chef de l’Etat, c’est une « police d’assurance » pour la Russie.

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