Les crevettes iraniennes bientôt à Moscou

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Les crevettes iraniennes bientôt à Moscou - Sputnik France
En janvier 2015 la Russie recevra les premières cargaison de denrées alimentaires depuis l'Iran. La gamme et les quantatités des exportations iraniennes sont suffisamment amples.

Les paiements seront probablement effectués en monnaies nationales ou sur la base des livraisons de produits intéressant chacune des parties. Les denrées iraniennes pourront-elles compenser les pertes causées par les sanctions anti-russes ?

Les projets sont en train de se matérialiser. Alekseï Alekseenko, représentant de Rosselkhoznadzor, organisme de contrôle de tous les produits agricoles en Russie, s'est rendu en Iran et a négocié avec succès avec les collègues iraniens.

Au cours des négociations avec les représentants de ministères et des milieux d'affaires d'Iran les parties ont examiné « des questions relatives à la qualité des denrées alimentaires et à la sélection des sociétés qui pourraient les livrer à la Russie ». Les spécialistes de Rosselkhoznadzor ont déjà délivré les autorisations d'exportation à 20 sociétés iraniennes.

Alekseï Alekseenko a fait état d'une haute qualité des produits que les Iraniens avaient proposés pour l'exportation vers la Russie. Leur gamme est très variée. Il s'agit du lait (frais !), des produits laitiers, des fromages compris, du poisson, des produits de la mer, des fruits et des légumes.

Les fameuses crevettes iraniennes du Golfe ont toutes les chances de se retrouver les premières sur la table des Russes. Il est prévu les crevettes et les omars fraîchement pêchés dans le Golfe seront envoyés directement à Moscou à bord d'avions-cargos iraniens. Il s'agit d'environ 3 000 tonnes de crevettes et de produits de la mer.

Une place importante dans la liste de produits iraniens est occupée par les truites iraniennes. Il est prévu d'en livrer plus de 20 000 tonnes.

La partie russe fait remarquer que les paiements seront effectués en monnaies nationales ou sur la base de livraisons de produits intéressant chacune des partie, c'est-à-dire à titre de barter. En ce qui concerne les monnaies locales, des spécialistes estiment qu'un tel régime de paiement est préférable quand le chiffre d'affaire des échanges est suffisamment élevé. Parfois il est avantageux de recourir au barter.

Alekseï Alekseenko a cité en exemple les négociations avec la propriétaire d'une ferme avicole iranienne qui s'est déclarée intéressée par l'achat du blé fourrager russe. Pour ainsi dire « les poules contre les fourrages ».

En ce qui concerne les céréales, le représentant commercial de la Russie en Iran Andreï Louganski a déclaré que la Russie augmenterait les exportations de céréales vers l'Iran. Il y a cependant deux problèmes en la matière : mode de paiement et itinéraires de transport. Avec les paiements tout est plus ou moins clair, mais les ports iraniens peu profonds de la mer Caspienne ne peuvent pas accueillir des bateaux déplaçant plus de 3 000 tonnes. C'est pourquoi pour acheminer le blé vers l'Iran il faudra utiliser les ports de la mer Noire et de la mer d'Azov capables de traiter des bâteaux déplaçant environ 25 000 tonnes.

L'augmentation des échanges de produits agricoles entre la Russie et l'Iran est importante pour les deux parties.

Malheureusement les produits iraniens ne se sont pas retrouvés sur la table de fête des Russes pour le Jour de l'an. Mais les fêtes du Nouvel an durent en Russie 13 jours. Il s'agit de Noël célébré en Russie le 7 janvier et de ce qu'on appelle le vieux Nouvel an fêté selon le calendrier julien fêté le 14 janvier. A cette date les produits iraniens arriveront en Russie.

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