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La France doit ses racines au Caucase

La France doit ses racines au Caucase
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Qu’elle est loin l’époque des Alans en France si vous savez toutefois de quoi je parle. Pour narrer les faits par leur commencement, mettons les choses au clair : il y a 1.500 ans, par une journée froide de Noël de l’an de grâce 406 les Sarmates et les Alans, deux peuples guerriers en provenance du Caucase du Nord, forcèrent le Rhin pour se retrouver en Franconie qui, à cette époque-là, était sous le férule romain. Les Alans... avaient de l’allant ! Ils ont fait un très long chemin pour progresser à travers l’Europe Centrale et Orientale et se retrouver enfin aux confins du territoire français.

Parmi les peuples qui forgèrent l’histoire du pays, les Alans restent, par excellence, les plus mystérieux parce que, dans la plupart des cas, on omet de les citer en préférant parler des Sarmates, leurs petits cousins, parlant la même langue caucasienne, ou encore des Wisigoths ou Ostrogoths, ethnies germaniques. Pourtant les Alans marquèrent par leur présence le sol national, à ne citer que les noms géographiques sur la carte : Alan-Aurignac, Allaines, Alaigne, Alzonne, Allonnes, Alaincourt, Allainville, Alençon, Allairac... Les Sarmates ne les quittaient pas d’une semelle bien qu’ils n’aient laissé que très peu de bourgades à consonance apparentée à leur langue. Certes, vous avez Salmaise dans le Nord. Dans les archives municipales, vous lirez que le nom de la ville provient du mot « Sarmate »…

Les traditions et même le vocabulaire alan s’éternisèrent dans l’Hexagone. Il y a des scientifiques qui croient dur comme fer que la bière a été introduite en France par les Alans qui ont commencé à en fabriquer avant Jésus-Christ. Le houblon eût été apporté par ce peuple en armes aussi bien que la façon très spéciale d’attacher la cargaison sur le moyen de locomotion d’où le terme de bât, bast en ancien français qui n’a pas de radical compréhensible pour la linguistique mais qui est en parfaite corrélation avec le verbe baster en alan (groupe iranien) ; Et cela veut dire justement « attacher avec des courroies sur un charriot ».

Ils sont au nombre de quelques 300 bourgs et villages de France à porter le même radical d’un peuple toujours bien portant qui habite le Caucase. Si vous faites appel aux chercheurs, vous ferez bien vite d’apprendre que ces Alans ont non seulement conquis la France, mais, qui plus est, ils y ont essaimé en créant deux royaumes dont un – dans le Nord et l’autre – dans le Midi, dans la région des Pyrénées. Cette période d’histoire a été examinée par un grand nombre d’historiens dont Joël Grisvar, Alain Cristol, Yaroslav Lébédinski et bien d’autres qui peuvent, preuves à l’appui, vous raconter un périple qui, parti du Caucase, descendit à travers la France en flèche vers le Gibraltar pour le franchir et se retrouver en Algérie moderne. Les Alans prirent ensuite le large en appareillant vers l’île de Sicile pour occuper Rome. Le centre de l’ancien fief d’Alans en France est justement la bonne bourgade d’Alan-Aurignac. Ils sont allés jusqu’à laisser un prénom en français qui est... Alain très justement !

Les racines caucasiennes sont tellement profondes en France que même le cycle arthurien aurait pour ses origines la côte de la Mer Noire ! Le sens du nom du roi Arthur lui-même n’existe pas que dans les langues celtiques mais aussi en alan (ossète) où ce nom veut dire... le roi-soleil. De nos jours, le prénom d’Arthur est très répandu d’ailleurs dans le Caucase du Nord où les gens ont toujours adoré le soleil et se livraient à la corrida pour le vénérer (taurolatrie).

Même les saints français ont témoigné de la présence d’Alans en France. Ainsi donc dans les chroniques du monastère où résidait le Saint Germain on parle d’une entrevue accordée au bon saint par le roi alan Goar qui poussa sa courtoisie jusqu’à descendre du cheval pour converser en toute quiétude.

On voit bien que les gens oublient facilement parce que même le Code Chevaleresque et la longue épée effilée eussent été importés du Caucase. Ne criez pas tout de suite au sacrilège parce que l’Europe de l’époque ignorait l’usage médiéval du cheval les Romains préférant combattre à pied. La longue épée, trouvaille des peuples équins pour atteindre sa cible sans quitter sa selle, généra les écoles d’escrime occidentales.

Les chevaux, eux aussi, furent d’origine caucasienne. Avant l’arrivée de ces peuples, les autochtones ignoraient la race Akhal Téké bâtis pour le combat hippique. Ces chevaux étaient d’une vingtaine de centimètres plus hauts que les chevaux européens et parfaitement conditionnés à la voltige. Il est parfaitement compréhensible que les Romains, aussi bien que les Gaulois, étaient beaucoup plus sédentaires par rapport à des nomades qui écumaient le continent et pour lesquels le cheval était ce que le bateau est aux peuples marins.

Comme on le voit, l’Europe se fait souvent amnésique par rapport à ceux qui définirent son histoire. Il est autrement plus plaisant de s’imaginer autonomes mais en fait, la partie occidentale de la presqu’île européenne ne représente qu’un cul de sac par rapport à l’ensemble de l’Eurasie dont elle est partie intégrante. C’est que le Général de Gaulle a compris il y a belle lurette. N’est-ce pas la raison pour laquelle il voulait un ensemble géopolitique allant de la France à l’Oural ?

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