L'énergie nucléaire après Fukushima

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L'énergie nucléaire après Fukushima - Sputnik France
La 6e conférence internationale sur l'énergie nucléaire d'Asie s'ouvre le 27 janvier en Malaisie. La conférence précédente s'est tenue l'année dernière au Vietnam.

Ces conférences sont devenues un terrain de rencontre des spécialistes d'Asie et des principaux acteurs du marché énergétique nucléaire permettant de discuter des principales questions de développement et surtout de la sécurité.

L'accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima a fait peur à l'Asie, mais n'a pas dissuadé les pays de la région de développer l'énergie nucléaire. Le gouvernement du Japon, lui non plus, n'a pas l'intention d'y renoncer. La Chine construit une trentaine de réacteurs.

Selon l'AIEA 41 réacteurs nucléairs sont actuellement en train de constuction sur le continent asiatique, la construction de 98 autres réacteurs, dont 30 au Vietnam, commencera ces dix prochaines années. Le Japon, la Corée du Sud et la Russie ont brigué le droit d'en construire deux premiers. Les dirigeants vietnamiens ont retenu la Russie, compte tenu du haut niveau de sécurité des centrales qu'elle construit. Le directeur du Centre de l'énergie et de la sécurité Anton Khlopkov est convaincu que :

« à l'heure actuelle la Russie offre sur le marché les réacteurs de génération 3+, les plus modernes en termes de sécurité. Leurs systèmes supplémentaires qui diminuent encore davantage l'influence du facteur humain sur la sécurité de l'exploitation. L'Association mondiale des opérateurs nucléaires qui organise régulièrement des inspections des centrales nucléaires de par le monde reconnaît comme les plus sûres les centrales construites d'après des projets russes ».

Tous les équipements du réacteur sont placés à l'intérieur de deux enveloppes selon le principe de la poupée gigogne russe. Les enveloppes sont si hermétiques que même l'une d'entre elles est capable de garantir la sécurité du milieu environnant en cas d'un accident. Bien que celui-ci soit très hypothétique. Sa probabilité théorique sur les réacteurs russes de génération 3+ est d'un cas sur 10 millions d'années, tandis que la durée de service du réacteur est de 60 ans. Anton Khlopkov signale :

« Les événements de la centrale de Fukushima dont les réacteurs sont de la deuxième génération ont mis en évidence la nécessité d'élever les standards de tous les projets nouveaux. La Russie fait avancer l'idée que les réacteurs de génération 3+ doivent devenir le standard minimum pour tous les nouveaux projets de construction des centrales nucléaires dans tout pays du monde. Les réacteurs développés précédemment ne doivent plus recevoir la licence de réalisation. Cette position a éliminé plusieurs exportateurs du marché de l'énergie nucléaire. Ainsi la Chine est incapable d'offrir des réacteurs même de la troisième génération sans parler de la génération 3+. La Chine ne sera pas un acteur à part entière sur le marché mondial des fournisseurs de technologies nucléaires ».

La Russie possède une plus riche expérience de construction à l'étranger des centrales de génération 3+ que tout autre pays. En Chine la centrale de Tianwan construite d'après le projet russe est aussitôt devenue la plus puissante. Elle a battu le record de la durée de fonctionnement ininterrompu pendant le premier cycle du combustible nucléaire parmi toutes les centrales nucléaires exploitées en Chine.

La Russie est en plus disposée à former le personnel pour chaque pays construisant une centrale nucléaire d'après un projet russe. Elle est prête à fournir à ces centrales du combustible de fabrication russe et d'évacuer sur son territoire le combustible usé.

C' est une centrale de génération 3+ qui sera construite par la Russie dans la province vietnamienne de Ninh Thuan. Il est vrai que le début des travaux a été reporté par la partie vietnamienne. Selon Anton Khlopkov,

« cela caractérise de façon positive l'attention accordée par le Vietnam à la réalisation du projet et au premier chef à la formation de spécialistes en quantité et en qualité indispensables. Il faut rendre hommage aux collègues vietnamiens pour leur approche si scrupuleuse ».

Quelle que soit importante la question relative aux délais, celle de la sécurité doit être prioritaire. C'est là le principe numéro un de l'énergie nucléaire.

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