Auschwitz: rien ne justifie les mensonges (expert français)

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Rien ne justifie les mensonges du gouvernement polonais. Mais, sa complicité avec le gouvernement de Kiev, au sein duquel on trouve, hélas, les descendants idéologiques des Ukrainiens qui se sont associés aux nazis l’explique, écrit sur son blog l'économiste français Jacques Sapir.

Rien ne justifie les mensonges du gouvernement polonais. Mais, sa complicité avec le gouvernement de Kiev, au sein duquel on trouve, hélas, les descendants idéologiques des Ukrainiens qui se sont associés aux nazis l’explique, écrit  sur son blog l'économiste français Jacques Sapir.

Le ministre polonais des affaires étrangères prétend qu’Auschwitz aurait été libéré par "des troupes ukrainiennes ". On ne sait ce qui doit le plus retenir l’attention: l’énormité du mensonge ou l’impudence avec laquelle il fut prononcé.

L’ensemble des dirigeants de l’Europe devrait le dire haut et fort et refuser de participer à ce qui n’est plus une commémoration mais une mascarade. Si François Hollande se rend à Auschwitz, dans ces conditions, qu'il sache qu'il salit alors son nom et celui de la France, estime Jacques Sapir.

Auschwitz (Osewiscim) fut libéré par des hommes de la 332ème Division d’Infanterie de l’Armée Rouge, appartenant au " 1er Front d’Ukraine ". Il faut savoir que dans l’organisation adoptée par l’Armée Rouge, un " Front " désigne un groupe d’armées chargées d’opérer sur une " direction stratégique ". Le 1er Front d’Ukraine était le nom du groupe d’armées qui avait combattu en Ukraine et qui, de là, remontait vers la Pologne. Ce n’était nullement une désignation "ethnique". Cela, tout historien le sait.

Il sait aussi que les troupes du 1er Front d’Ukraine (2ème armée de tanks, du général Bogdanov) avaient libérées le 25 juillet 1944 le camp de Maïdanek, découvrant l’horreur de l’extermination systématique et industrielle qui caractérise le nazisme. Les principaux correspondants de guerre soviétiques, Vassily Grossman (auteur de "Vie et destin"), Konstantin Simonov (auteur de " Les Vivants et les Morts"), Boris Gorbatov et Evgeni Kryler se rendirent les lieux. Leurs articles firent la une des quotidiens soviétiques. Mais, il fallut attendre avril 1945, que les anglo-américains découvrent à leur tour Bergen-Belsen et les camps situés à l’ouest, pour qu’on leur accorde un quelconque crédit.

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