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Pourquoi Merkel a forcé la main d'Obama

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Lundi, les vice-ministres allemand, français, ukrainien et russe des Affaires étrangères se sont entretenus à Berlin pendant sept heures à huis clos pour dissimuler leurs divergences aiguës, pendant qu'Angela Merkel rencontrait le président américain Barack Obama, "maître de la planète", écrit mercredi Edouard Limonov dans le quotidien Izvestia.

Angela Merkel et Barack Obama - Sputnik France
Obama et Merkel remettent leurs pendules à l'heure
Les deux leaders se sont fait photographier devant des colonnes, des portes décorées, des drapeaux et un portrait de Georges Washington.
Puis ils ont organisé une conférence de presse.
D'après le leader américain, la rencontre a porté sur le conflit ukrainien, les problèmes économiques et la lutte contre l’État islamique.

A mon avis, ces problèmes économiques et l’État islamique n'étaient que des sujets supplémentaires pour que la Russie ne se flatte pas que des États d'une telle importance se focalisent sur sa conduite en Ukraine.

Si Obama et Merkel avaient réellement évoqué l'économie et l’État islamique, cela n'aurait pris que deux minutes.

La chancelière a souligné que les pays européens n'avaient aucune envie de jouer le rôle de simples intermédiaires dans le conflit ukrainien, voulaient s'ingérer dans le conflit et le faisaient activement.

"Nous travaillons toujours pour le règlement du conflit en Ukraine par la voie diplomatique", a-t-elle souligné. Selon elle, c'est le seul moyen possible de résoudre les problèmes existants, et les autres leaders européens sont d'accord avec cette position.

La plupart des pays européens, y compris l'Allemagne, ont annoncé leur refus catégorique de livrer des armes à l'Ukraine à cause d'une aggravation éventuelle du conflit.

En réponse au reproche voilé de Merkel, Obama a souligné que la question des livraisons d'armes en Ukraine restait toujours ouverte: "La décision n'a pas encore été prise".

"Il est inadmissible de redessiner les frontières européennes sous la menace d'une arme", a-t-il ajouté.

"La possibilité de régler le conflit en Ukraine par la voie militaire est très basse à cause du potentiel militaire important de la Russie", a-t-il expliqué.

Washington favorisera le développement de l'économie ukrainienne pour aider les autorités de Kiev à "se protéger des républiques autoproclamées".

President Obama and Chancellor Merkel at the G20 Summit in November. - Sputnik France
Obama et Merkel ont "loupé" la crise dans les relations avec Moscou (expert)
Obama a également indiqué s'être mis d'accord avec Merkel pour que les sanctions antirusses restent en vigueur si Moscou ne modifie pas sa politique ukrainienne.

Dans la meilleure tradition d'hypocrisie diplomatique, le président américain a ajouté: "Les États-Unis veulent une Russie forte comme partenaire. Nous n'avons pas besoin d'une Russie isolée et affaiblie. Nous préférons une Russie forte, prospère et sûre d'elle-même. Les Russes peuvent être nos partenaires dans tout les défis mondiaux".

Maintenant, il faut se pencher sur le sens de ces propos.

Angela Merkel s'est rendue à Washington pour dissuader Barack Obama  de livrer des armes létales vers l'Ukraine.

Mais elle n'était pas poussée par des raisons altruistes. L'Europe a peur que les États-Unis créent une nouvelle Syrie au cœur du continent européen, aux frontières de la Pologne, de la Hongrie, de la République tchèque et de la Roumanie. La chancelière voulait sauver la peau de l'Europe et pas les vies des habitants de Donetsk, de Lougansk ou de Gorlovka.

C'est pourquoi l'UE a annoncé le même jour de nouvelles sanctions contre la Russie. En échange du refus de livrer des armes létales depuis l'Amérique vers le centre de l'Europe. 

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