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Faucons vs colombes: l’Europe divisée face aux sanctions contre la Russie

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Il n'y a pas de consensus entre les Européens concernant les sanctions économiques à appliquer, ou non, contre la Russie.

Les Européens ont constaté vendredi et samedi à Riga leurs clivages sur les sanctions économiques contre la Russie, qui arrivent à échéance en juillet, alors que des débats entourent la stratégie à adopter face à Moscou, rapporte la presse française.

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"Il y a une fragile amélioration" de la situation dans l'est de l'Ukraine, où un conflit a fait 6.000 morts depuis avril 2014, a constaté le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius en marge d'une réunion ministérielle de l'Union européenne à Riga.

"Mais nous ne sommes pas encore dans une phase de cessez-le-feu durable", a estimé son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, alors que des combats violent encore au quotidien la trêve signée le 12 février à Minsk.

Des divisions entre les pays ont clairement éclaté lors de la rencontre. Les "faucons", emmenés par la Grande-Bretagne, les pays baltes et la Pologne, veulent un renouvellement anticipé, dès mars, des sanctions afin de maintenir la pression sur la Russie, accusée par les Occidentaux de fournir troupes et armes aux séparatistes, ce que Moscou dément catégoriquement.

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Parmi les "colombes", l'Espagne, qui estime le coût des sanctions à 21 milliards d'euros pour l'économie européenne, l'Italie, dont le premier ministre Matteo Renzi a rendu visite à Vladimir Poutine, Chypre ou la Grèce.

Certes, "les sanctions sont un moyen de l'échiquier diplomatique", "mais si on va dans la bonne direction dans l'est de l'Ukraine, il faut aussi réfléchir à (les) renverser", a ainsi fait valoir le ministre luxembourgeois Jean Asselborn.

Ces pays souhaitent attendre juin, voire fin juillet, pour décider s'ils renouvellent ou non des mesures.

Les relations entre Moscou et l'Occident se sont dégradées sur fond de crise en Ukraine et d'adhésion de la Crimée à la Russie en mars 2014. Les Etats-Unis, l'Union européenne, le Canada ainsi que l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont adopté un premier train de sanctions contre la Russie à la mi-mars 2014. Fin juillet, les Etats-Unis et l'UE ont instauré des sanctions contre plusieurs secteurs de l'économie russe.

Moscou a riposté en imposant un embargo sur les denrées alimentaires provenant des Etats-Unis, de l'UE, de l'Australie, du Canada et de la Norvège.

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