Le constructeur des Mistral décroche une grosse commande US

© AFP 2022 GEORGES GOBETA worker in the STX France's shipyard in Saint-Nazaire
A worker in the STX France's shipyard in Saint-Nazaire - Sputnik Afrique
Les chantiers STX, qui construisent les porte-hélicoptères de type Mistral, ont reçu une commande américaine pour un paquebot géant, dont le coût dépasse celui du contrat sur les navires pour la Russie.

Les chantiers navals STX France de Saint-Nazaire, qui construisent les porte-hélicoptères de type Mistral, ont reçu une commande américaine pour construire un paquebot, ce qui pourrait compenser à STX les pertes éventuelles liées à la non-livraison des porte-hélicoptères à la Russie, a annoncé à Sputnik une source proche du dossier. 

"Quand les Français se sont retrouvés devant le dilemme "livrer ou ne pas livrer" les Mistral, les Américains leur ont proposé un contrat de construction d'un navire de croisière géant, ces chantiers navals se spécialisant au départ dans les paquebots de ce genre. Cette commande pourrait compenser à l'entreprise nazairienne les pertes éventuelles dues à la non-livraison des porte-hélicoptères à la Russie", a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

DCNS stand at the Euronaval naval defense equipment fair in le Bourget - Sputnik Afrique
Le français DCNS associé à la création du bouclier antimissile de l'Otan

Par ailleurs, on a appris auparavant que le groupe DCNS, qui participe à la construction des Mistral pour la Russie, ferait partie d'un consortium international participant à la mise en place d'un système de défense antimissile de l'Otan. 

Les Etats-Unis s'opposent énergiquement à la livraison des Mistral à la Russie. En proposant la commande évoquée, les Américains "compenseront" ainsi à la France les pertes subies en cas de rupture du contrat sur les deux Mistral commandés par la Russie. 

La Russie et le constructeur naval français DNCS/STX ont signé un contrat de 1,2 milliard d'euros prévoyant la construction de deux bâtiments de guerre de classe Mistral en 2011. La livraison du premier des deux navires, le Vladivostok, aurait dû avoir lieu à l'automne 2014, mais elle a été suspendue par le président français François Hollande sine die au motif que les conditions "n'étaient pas réunies" en raison de la crise ukrainienne.

Moscou envisage de réclamer à la France une indemnité pour le non-respect du contrat.

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