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Le coup d’État à Kiev était préparé bien avant le Maïdan

© Sputnik . Andrei Stenin / Aller dans la banque de photosСитуация в Киеве
Ситуация в Киеве - Sputnik France
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Le renversement du pouvoir légitime en Ukraine et son remplacement par un régime proaméricain était préparé bien avant le Maïdan et le refus de Viktor Ianoukovitch de signer l'accord d'association UE-Ukraine, affirme le journaliste de Global Research Eric Zuesse.

Selon lui, après le coup d'État et l'occupation de l'Ukraine, c'est avec une grande hypocrisie que les USA accusent la Russie et Vladimir Poutine d'"agression" contre Kiev, écrit vendredi 20 mars InoTV.

Comme le note l'auteur de l'article de Global Research, l'Ukraine est l'État frontalier avec la Russie le plus significatif sur le plan militaire — il fait office de principal tampon contre les attaques de l'Occident. Depuis 1783, la principale base navale de la Russie se situe en Crimée, région russe de 1783 à 1954. Le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev avait ensuite "offert" la Crimée à l'Ukraine en 1954, bien que les habitants de la péninsule s'y soient opposés, rappelle Zuesse.

Le président des Etats-Unis Barack Obama - Sputnik France
Obama reconnaît que le Maïdan est l'œuvre de Washington
Après la réélection de Barack Obama, ce dernier a nommé Victoria Nuland responsable de la politique avec l'Ukraine, qui considère la Russie comme le principal ennemi de l'Amérique. Dans une conversation téléphonique du 4 février 2014 avec l'ambassadeur des USA en Ukraine, cette dernière parlait de l'homme qui devait être nommé dirigeant de l'Ukraine après le renversement de Viktor Ianoukovitch le 22 février 2014: elle avait choisi Arseni Iatseniouk. Le fondateur de la "CIA privée", Stratfor, l'avait qualifié de "coup d'Etat le plus flagrant de l'histoire", souligne l'auteur de Global Research.

Военные в поселке Перевальное под Симферополем - Sputnik France
Crise ukrainienne de 2014: Poutine a envisagé le scénario nucléaire
D'après ce dernier, le 20 novembre 2013, bien avant le Maïdan et l'annonce par Ianoukovitch de l'annulation de l'accord d'association avec l'UE, le député ukrainien avait décrit en détails la préparation du coup d'État organisé par les USA pour renverser Ianoukovitch et le remplacer par un leader contrôlé par Washington. Des hackers avaient réussi à obtenir l'accès au courriel du personnel de l'ambassade et découvrir la lettre du député. Il écrivait: "Les instructeurs américains ont expliqué comment les réseaux sociaux et internet pouvaient servir à manipuler l'opinion publique et à provoquer des manifestations et des émeutes en Ukraine. Il ont montré l'exemple de l'exploitation réussie des réseaux sociaux pour organiser des protestations en Egypte, en Tunisie et en Libye".

Selon Eric Zuesse, Vladimir Poutine savait qu'Obama avait l'intention d'utiliser l'Ukraine pour déclencher un conflit avec la Russie. Il a ainsi déployé en Crimée des systèmes antimissiles pour empêcher l'attaque de l'armée de l'air ukrainienne contre la Crimée pendant la préparation du référendum du 16 mars 2014.

Сотрудники правоохранительных органов на площади Независимости в Киеве - Sputnik France
Berkout, un an après: Nous n'avons pas trahi l'Ukraine
Un an après le référendum, Jen Psaki a annoncé que "les USA condamnaient ce vote, qui n'était pas libre, transparent ou démocratique" et exigé de Vladimir Poutine de "cesser l'occupation russe de la Crimée". D'après Psaki, "en un an en Crimée, les droits de l'homme ont été bafoués, les minorités réprimées, en particulier les Tatars de Crimée, les libertés fondamentales ont été systématiquement mises à mal. Les habitants ont été arrêtés et interrogés, les ONG et les médias indépendants ont été expulsés de la péninsule".

Selon Eric Zuesse, "cette description de la situation en Crimée convient davantage pour décrire le Donbass, où le régime proaméricain bombarde la population civile simplement pour s'en débarrasser".

"Obama a renversé le gouvernement légitime pour le remplacer par un régime illégitime. Et aujourd'hui il critique Poutine comme s'il était l'agresseur et non la victime. Ce n'est plus une démocratie, et il faut cesser de se faire des illusions à ce sujet avant qu'une troisième guerre mondiale éclate", conclut l'auteur de Global Research.

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