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Un premier avertissement canadien

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La chute des prix du pétrole a frappé durement l'économie du Canada. Et même si les experts sont unanimes pour dire que les hydrocarbures ne jouent pas un rôle essentiel, la situation dans le secteur énergétique mondial, ajoutée à l'état de l'économie en général, a déjà conduit à une baisse du PIB canadien.

Et les rapports trop étroits avec les Etats-Unis apportent périodiquement plus de problèmes que de solutions.

Sauf que de grandes entreprises canadiennes ne parviennent pas à sortir de la situation financière difficile dans laquelle elles sont et toujours plus de ménages reconnaissent ne pas pouvoir s'acquitter de leurs dettes et ne font que les accumuler. Les problèmes liés aux prix du pétrole, à l'avenir, ne peuvent qu'augmenter ces dettes, étant donné que le coût de revient élevé de la production va pousser la direction des entreprises à licencier du personnel.

Les sables bitumineux canadiens ont deux aspects importants: c'est l'une des régions les plus intéressantes au monde pour l'extraction du pétrole, mais sa production revient trop cher en comparaison au pétrole classique. L'analyste indépendant Dmitri Lioutiaguine constate:

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«L'économie canadienne dépend du secteur pétrolier et gazier. L'exportation, tout d'abord vers les Etats-Unis, représente quelque chose comme 3,2 millions de barils par jour. Une baisse considérable des prix du pétrole se répercutera sur les recettes budgétaires du Canada. Cela parce que la proportion issue des réserves de pétrole classique diminue, et parce que l'essentiel de la production est assurée justement par le pétrole extrait des sables bitumineux, surtout dans la province d'Alberta. Là, le coût de revient du baril est compris entre 40 et 80 dollars américains. Et donc quand le prix du pétrole baisse, l'extraire dans certains endroits devient moins intéressant».

En moins d'un an, les sociétés pétrolières ont licencié dans la province d'Alberta 13.000 ouvriers. La situation s'est visiblement détériorée, et même la dévaluation de la monnaie nationale ne peut aider à la redresser, poursuit le directeur Investissements de la compagnie "UNIVERS Capital", Dmitri Alexandrov:

«L'année dernière le Canada a rencontré les mêmes problèmes que tous les autres pays exportateurs. Du milieu à la fin de l'année 2014, le dollar canadien a perdu presque 25 % de sa valeur face au dollar US. Après une légère réévaluation au début de l'année, depuis mi-mai il a perdu à nouveau très vite plus de 5 % de sa valeur. Pour la Banque centrale du Canada c'est une situation favorable au regard de la régulation. Les ministres ont évalué les pertes à entre 0,25 et 0,5% du PIB.

Proportionnellement aux rythmes de croissance ce n'est pas beaucoup, mais pour l'économie canadienne orientée vers une croissance durable ce sont des chiffres significatifs. D'un taux de croissance de plus de 2,5% au deuxième et au début du troisième trimestre 2014, l'économie canadienne est passée à 2 voire 2,1%. Pour ce type d'économie, c'est un ralentissement sensible».

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En plus des prix du pétrole, des liens trop étroits avec son voisin influent jouent contre l'économie canadienne, poursuit Dmitri Alexandrov:

«Dans une certaine mesure, la situation dans l'économie canadienne est déterminée par celle de l'économie des Etats-Unis. Dans les conditions présentes, quand l'économie des Etats-Unis montre un ralentissement de sa croissance, pour demeurer en stagnation, on enregistre un effet similaire au Canada. Un engagement supplémentaire dans la production domestique aux Etats-Unis sur fond de prix bas aura une incidence très négative sur la production au Canada et sur la situation financière des exploitants canadiens de ressources naturelles qui extraient du pétrole des sables bitumineux. Et par conséquent, sur le poids des exportations du Canada vers les Etats-Unis».

Ces manques à gagner ne sont pas tellement tragiques pour le Canada. L'économie trouvera progressivement des moyens de les compenser. Quoi qu'il en soit, les experts préviennent: chaque goutte de pétrole en moins peut nuire même à une machine aussi puissante que l'économie canadienne.

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