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Spiegel: Tsipras remporte le match contre Merkel

© REUTERS / Fabrizio BenschGerman Chancellor Angela Merkel gestures as she addresses the media after a meeting of party leaders and faction heads at the Chancellery in Berlin, Germany, June 29, 2015.
German Chancellor Angela Merkel gestures as she addresses the media after a meeting of party leaders and faction heads at the Chancellery in Berlin, Germany, June 29, 2015. - Sputnik France
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L'hebdomadaire allemand Spiegel accuse la chancelière allemande Angela Merkel d'incapacité à gérer le grand pouvoir dont elle dispose en tant que dirigeante de la première économie européenne.

Selon le Spiegel, la réticence de Merkel à entreprendre des mesures impopulaires et la lâcheté élémentaire ont conduit la crise grecque au point d'ébullition.

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Le premier ministre grec Alexis Tsipras, en dépit de sa jeunesse et de son inexpérience politique, du moins sur l'arène européenne, pourrait être l'homme qui a considérablement sapé les positions et l'autorité d'Angela Merkel. La chancelière allemande espérait jusqu'au bout que le bon sens prendrait le dessus en Grèce (du point de vue des Allemands, bien sûr) et que Tsipras n'irait pas jusqu'à une rupture ouverte. Il semblait qu'Angela Merkel avait raison et que la crise serait réglée, mais après une journée de consultations et de réunions à Bruxelles, de retour à Athènes, à la surprise générale, Alexis Tsipras a décidé d'organiser un référendum, qui s'est soldé par la victoire des opposants au plan anticrise des créanciers. En faisant cette démarche populiste, Tsipras a mis Merkel dans une position difficile, note l'hebdomadaire.

Depuis plusieurs années, on sait que la Grèce est un cas particulier dans le contexte de la crise de l'euro. Peu de choses fonctionnent dans ce pays et il y a de très nombreux problèmes, petits et grands. Néanmoins, sachant tout cela, Angela Merkel a tenté de régler le problème grec de la même manière qu'elle règle les problèmes chez elle, en Allemagne. Elle n'a pas écouté les conseils des financiers et des économiques expérimentés, comme le ministre des Finances Wolfgang Schäuble, qui avertissaient qu'il fallait laisser la Grèce en navigation libre et la faire sortir de la zone euro.

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La crise grecque avait besoin d'une gestion compétente et d'un plan prévoyant, mais Angela Merkel n'a pas voulu ou n'a pas pu faire l'un ou l'autre. Cette incertitude ou réticence à assumer une grande responsabilité ont mené aujourd'hui la chancelière à l'échec de sa politique européenne.

Évidemment, Angela Merkel était consciente de ce qui se passait, mais elle n'a pas eu le courage, selon les journalistes allemands, de regarder les conséquences en face. Bien sûr, il y avait des alternatives. Elle pouvait opter pour le plan de Schäuble et laisser la Grèce sortir de la zone euro. Sachant que cette sortie aurait été organisée en causant moins de pertes aussi bien pour la zone euro que pour les Grecs.

La chancelière allemande aurait pu accepter l'annulation d'une partie des dettes grecques. En temps opportun, cette mesure aurait pu empêcher la radicalisation de la politique grecque.

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Les deux plans comportaient des risques, les deux demandaient de l'audace et de l'argent et rendait Merkel vulnérable aux attaques des adversaires, ce qu'elle voulait le moins. Au final, elle s'est d'abord cachée derrière la troïka des créanciers, parce qu'elle ne voulait pas annoncer l'amère vérité au gouvernement grec. Quand les exigences de Tsipras commençaient à devenir de plus en plus déterminées, elle semblait avoir accepté sa logique. En Allemagne, sa nouvelle position a été perçue comme une volonté de maintenir la Grèce au sein de la zone euro. Cependant, Alexis Tsipras l'a vu comme un défi et a décidé de mener la situation jusqu'au point culminant.

Hier, pratiquement les deux tiers des Grecs ont dit non à l'impérialisme pédagogique d'Angela Merkel. Et désormais, même si la crise s’apaisait progressivement et que la Grèce restait dans la zone euro, les positions de la chancelière allemande en Europe seraient sapées.

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