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Un politique portugais met en garde Athènes contre l'austérité

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Le candidat à l'élection présidentielle portugaise, Paulo de Morais, a vivement critiqué les efforts demandés à Athènes par les ministres des Finances de la zone euro.

"Je pense que le premier ministre grec doit venir au Portugal pour voir les conséquences négatives de la politique d'austérité qui avait été infligée au pays et que l'UE veut rétablir en Grèce" a-t-il déclaré dans l'émission Terça à noite, sur la radio portugaise Renascenta.

Selon M.de Morais, du point de vue économique, les 10 dernières années ont été "tragiques" pour les industries portugaises, l'économie du pays en sentira encore les conséquences ces 50 prochaines années.

Le candidat à la présidentielle a rappelé qu'à un moment donné, un groupe d'entreprises notamment européennes est arrivé au Portugal en vue de le "liquider", et que "le premier ministre portugais, Passos Coelho, leur a alors vendu ce qui appartenait encore à l'Etat", a-t-il lancé.

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Le Portugal, comme sa "camarade de malheur" la Grèce, s'est vu dans la nécessité d'appliquer des mesures d'austérité. Comme conséquence, de 2010 à 2014, le déficit a diminué de 9,7 milliards d'euros, les dépenses de 5,2 milliards d'euros tandis que les revenus ont augmenté de 4,5 milliards d'euros. Le service public a été réduit, les dépenses pour les fonctionnaires ont baissé de 12,8% du PIB en 2011 à 11,8% du PIB en 2014. Au cours des quatre dernières années, le nombre de fonctionnaires a diminué de plus de 70.000 personnes.

Le FMI demande néanmoins au Portugal de continuer à faire des économies car les résultats auxquels le pays est parvenu ne correspondent pas aux attentes de cette institution. Pourtant, le prolongement de la politique d'austérité pourrait mener à la perte de contrôle de l'Etat par rapport au secteur privé. Actuellement, le taux de chômage a atteint des chiffres qu'on n'a jamais enregistrés au Portugal. Au premier trimestre de 2013, 17,5% de population n'avaient pas de travail. En 2015, 34,4% des jeunes de 15 à 24 ans sont au chômage. Il est évident qu'un taux de chômage aussi élevé est dangereux pour la stabilité politique d'un pays.

Si la Grèce peut négocier de meilleures conditions pour elle-même, le Portugal alors envisage de suivre son exemple.

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