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Royal opposée à l'enfouissement des déchets nucléaires

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Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, s'est dite jeudi opposée à l'enfouissement des déchets nucléaires malgré l'inscription dans la loi Macron du principe d'une phase pilote pour le site de Bure (Meuse), rapporte l'AFP.

"A titre personnel, je ne suis pas favorable à l'enfouissementdes déchets nucléaires", a déclaré Ségolène Royal sur BFMTV à propos de l'amendement de la loi Macron consacré au projet de Bure, qui doit permettre un stockage en grande profondeur des déchets nucléaires les plus problématiques.

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Ce projet, baptisé Cigéo et piloté par l'Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra), doit accueillir les déchets les plus radioactifs (3% du total des déchets nucléaires) à 500 mètres sous terre à Bure, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue.

"Le principe (de création de ce site) avait été acquis il y a plusieurs années", a cependant reconnu Mme Royal en mettant en avant la réversibilité du futur stockage de ces déchets.

"Cette décision a été prise par le gouvernement, j'ai veillé en tant que ministre de l'Environnement à ce que ce principe soit réversible, au cas où les technologies évoluent" et permettent de traiter ces déchets autrement, a-t-elle affirmé.

Mercredi, devant les députés, Manuel Valls avait défendu l'amendement validant le principe d'une phase pilote à partir de 2025 pour Cigeo.

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"Il s'agit simplement de traduire l'engagement qui avait été pris par la loi de 2006, c'est-à-dire de soumettre au Parlement les modalités de réversibilité du centre d'enfouissement des déchets nucléaires", a déclaré le Premier ministre.

"L'amendement prévoit donc que si des avancées technologiques majeures sont effectuées, les générations futures pourront non seulement arrêter le stockage en couches géologiques profondes mais elles pourront aussi récupérer les déchets stockés pour les traiter différemment", a-t-il précisé.

"Nous avons considéré à la fin de ce débat (public) qu'il fallait trancher, parce que c'était un enjeu d'intérêt national, avec des enjeux industriels et écologiques majeurs", a-t-il également ajouté.

Les Verts, des ONG environnementales et des associations locales avaient dénoncé la semaine dernière "un passage en force" du gouvernement sur ce sujet, qui n'était pas inscrit dans le projet de loi initial, car la loi a été adoptée sans vote, en ayant recours à l'article 49-3 de la Constitution.

 

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