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Les Français disent "oui" au séjour de parlementaires en Crimée

© Sputnik . Rail Satdikov / Aller dans la banque de photosla délégation française au Duma russe
la délégation française au Duma russe - Sputnik France
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La volonté de parlementaires français avec Thierry Mariani à leur tête, de se rendre en Crimée cette semaine en dépit de l’avis du ministère français des Affaires étrangères, suscite des débats sur Internet et dans la presse française. La plupart des Français soutiennent activement la décision des parlementaires.

La désapprobation des autorités françaises n'a pas fait changer d'avis Thierry Mariani, qui se dit persuadé que les sanctions antirusses sont une faute politique totalement contraire aux intérêts des Français. M.Mariani est parti avec l'intention initiale de rétablir la  vérité, car, selon lui,  depuis "plus d'un an, il y a un véritable embargo médiatique sur ce territoire".

M.Mariani explique qu'au sein de sa délégation, il y a deux visions différentes: certains viennent pour éclaircir la situation, recueillir plus de fait objectifs et d'autres, dont Jacques Myard, Nicolas Dhuicq et Thierry Mariani, sont clairement favorables au rétablissement de bonnes relations entre Paris et Moscou. 


En effet, le référendum du 16 mars 2014, au cours duquel a été voté le rattachement de la Crimée à la Russie par 96,77% des votants, a brouillé les relations Kremlin-Elysée,  la déclaration d'indépendance du parlement de Crimée n'ayant pas été reconnue par la France ni par l'Union européenne, qui accusent la Russie d'avoir annexé ce territoire. Pourtant, M.Mariani est persuadé que si la Crimée ne s'était pas rattachée, comme le demandaient ses habitants, à la Russie, aujourd'hui, on aurait non seulement une guerre civile dans le Donbass, mais aussi en Crimée.

Un point de vue d'ailleurs partagé par des internautes. Ainsi, dans les commentaires sous un article publié dans le Figaro, herveLE a écrit:

"La Crimée a décidé par referendum son auto-détermination, comme le prévoit le droit interne ukrainien: s'il n'y a pas d'autorité légitime (ce qui a été le cas quand Yanukovich a été destitué, en violation des procédures prévues par la constitution ukrainienne de 1996 en vigueur lors des événements de février 2014), la constitution de Crimée prévoyait un tel scénario. Le droit international consacre le droit des peuples à disposer d'eux mêmes. Ceux qui critiquent le rattachement de la Russie ont comme seuls arguments non pas le droit international, mais leur propre russophobie, assumée ou dictée par les médias!"

Malgré le mécontentement du Quai d'Orsay, plusieurs hommes politiques, dont François Fillon et Nicolas Sarkozy, se sont clairement opposés à la politique des sanctions contre la Russie et soutiennent Thierry Mariani.

De plus, les internautes sont persuadés que les parlementaires ne sont pas obligés de demander l'opinion de qui que ce soit pour partir en Russie.

"Vous avez parfaitement raison. Vous avez été élu par le peuple libre. Pas d'ordre a recevoir de Fabius",  écrit luco42.

Et francoisloyal d'ajouter: "Bravo à ces députés qui représentent la France réelle et ses intérêts, face à nos dirigeants actuels qui représentent ceux du gouvernement de Washington! honte à ce gouvernement qui veut museler toute voix discordante, même (et surtout) si cette voix est celle de la paix!"

Ou encore DENYSFORBAN, qui est sceptique face à la réaction de l'Assemblée nationale:

"Le quai d'Orsay ferait mieux de s'occuper de nos ressortissants partis faire le djihad et dont le retour est rempli par des risques majeurs. Quand au Président de la chambre Nationale, il donne son avis qui représente qu'un faible son de cloches… Il est heureux que certains de nos élus gardent le contact avec leurs homologues de ce grand Pays qu'est la Russie.."

People dressed in costumes take part in a demonstration against the Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP), a proposed free trade agreement between the European Union and the United States, in Munich April 18, 2015 - Sputnik France
UE: cette petite commune belge qui dit "non" au TTIP
Certains internautes élargissent la problématique et font référence à d'autres questions épineuses, comme le traité transatlantique. Daniel rul déplore:
Прилавок с фруктами на рынке - Sputnik France
L'agriculture française, victime des décisions politiques

"Ils ont raison! Le gouvernement actuel ne fait qu'obéir aux ordres de Bruxelles qui lui obéit aux USA!!! Les intérêts Français ne sont plus défendus, preuve en est tous ces accords silencieux et secrets de traité transatlantique, pour nous niveler par le bas et nous faire bouffer de la m….!!! Mais l'addition un jour se paye… comme toujours même avec du retard!"

A la lumière de la grève des éleveurs français en raison notamment des sanctions antirusses, les internautes mettent les pieds dans le plat:

Pourtant, d'autres critiquent le déplacement des parlementaires en Crimée. Par exemple, Lily Sandra demande: "Qui a mandaté Thierry Mariani? Depuis quand on court-circuite le gouvernement en place pour ce qui concerne les questions internationales (même si on n'aime pas ledit gouvernement)?"

Ou encore Franck Boiron, qui s'indigne dans les commentaires sous un article du Monde: "Pendant leur séjour en Russie, le Q d'O devrait se fendre d'un communiqué exigeant à nouveau la fin de l'annexion de la Crimée et de l'occupation de l'est de l'Ukraine par la Russie, histoire de les mettre un peu plus en porte-à-faux et de rappeler à ces gentils touristes du Club des Dix qu'ils ne représentent qu'eux-mêmes dans cette inutile équipée estivale."

Mais Pierrot Le Fou lui répond: "Il ne le fera pas, car il n'y a ni annexion ni occupation. Il y a des réactions hystériques américaines et européennes à un processus historique en cours en Ukraine. Que les É-U et l'UE ont par ailleurs grandement contribué à lancer. Comme on le voit, ces réactions hystériques ne changent rien à la réalité. Les choses se déroulent comme elles doivent se dérouler. C'est un simple rapport de cause à effet. Les Russes savent ce qu'ils font, pas nous hélàs. Nos députés essaient de corriger le tir."

Une seule chose est claire, il s'agit d'un évènement historique qui pourrait ramener au moins une forme de pluralité dans l'opinion occidentale sur la question de la restitution de la Crimée.

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