Israël: une ministre se trompe de vidéo pour dénoncer l'immigration clandestine

© AFP 2022 Gali TibbonIsraeli Knesset Member Ayelet Shaked of the far-right Jewish Home party is seen on May 6, 2015
Israeli Knesset Member Ayelet Shaked of the far-right Jewish Home party is seen on May 6, 2015 - Sputnik France
La ministre israélienne de la Justice, Ayelet Shaked, a reconnu mercredi s'être servie par erreur sur Facebook d'une vidéo apparemment filmée en Turquie et montrant l'agression d'une passante par un Noir pour exposer les dangers de l'immigration clandestine.

"Il y a effectivement eu une erreur", a reconnu Ayelet Shaked sur la radio militaire en soulignant qu'elle avait retiré ces images de sa page.

L'agression avait en fait été filmée en Turquie selon les médias.

La vidéo illustrait "la vie insupportable des habitants du sud de Tel-Aviv", expliquait dans le message accompagnant la vidéo Ayelet Shaked, numéro deux du Foyer juif, un parti nationaliste et religieux.

Les quartiers les plus pauvres de Tel-Aviv abritent une grande partie des clandestins d'Israël, dont bon nombre venus d'Erythrée et du Soudan du Sud.

La vidéo était censée défendre les positions de fermeté du gouvernement, dans l'attente d'une décision de la Cour suprême sur une loi relative à l'immigration clandestine. La Cour suprême a finalement cassé mardi une des dispositions essentielles de cette loi: elle a interdit de détenir les clandestins jusqu'à 20 mois sans jugement.

C'est la troisième fois en deux ans que la plus haute instance judiciaire met en échec une telle disposition, ce qui a provoqué une pluie de critiques contre la Cour suprême de la part d'une bonne partie des formations de la majorité de droite actuelle.

Ayelet Shaked, étoile montante de la droite israélienne, s'était signalée en 2014, avant de devenir ministre, en mettant sur sa page Facebook un article écrit en 2002 par le leader des colons de l'époque, Uri Elitzur, qui qualifiait les activistes palestiniens de "serpents", décrivait "le peuple palestinien dans son ensemble comme l'ennemi" et affirmait que quiconque soutenait le terrorisme devait être tué.

Elle a attiré sur elle de vives critiques à cause de ses déclarations passées contre les Palestiniens et de ses idées de réforme dénoncées comme antidémocratiques, à commencer par son souhait de limiter les pouvoirs de la Cour suprême.

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