L'art d'écrire un article antirusse pour les nuls

© Sputnik . Alexander VilfKremlin
Kremlin - Sputnik France
Ces derniers temps, on assiste à une véritable prolifération d'articles antirusses dans les médias occidentaux. En réponse, un blogueur britannique a élaboré un système cohérent de règles pour écrire de tels articles avec succès.

Ces recommandations, selon le blogueur, devraient aider tout journaliste travaillant pour les médias occidentaux à créer une image terrifiante de la Russie, et que le public cible sera ravi de dévorer.

Les règles classiques d'un article antirusse

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Actuellement, on observe une tendance homogène dans l'écriture d'articles sur la Russie. On commence traditionnellement par des expressions indiquant l'angoisse à l'égard de ce pays, comme par exemple "les capitales occidentales connaissent une période d'inquiétude croissante". Une telle approche, précise Rob Slane dans son entretien à Sputnik, exerce un effet sur le soi-disant facteur peur, et renvoie tristement les lecteurs aux vieux démons de la Guerre froide.

Dans son article, intitulé "Un abécédaire médiatique sur l'art d'écrire des histoires effrayantes russes", Rob Slane propose un guide d'utilisation pas à pas pour ceux qui souhaitent avoir du succès dans ce domaine. Il conseille notamment de citer des sources invérifiables, d'ajouter une image d'un sous-marin ou d'un avion militaire russe et d'employer le mot "Kremlin" le plus fréquemment possible.

"Pas d'approche saine par rapport à la Russie"

"C'est très dangereux, ce que les médias sont en train de faire", estime M. Slane. On peut par exemple citer l'histoire d'un chalutier qui a chaviré en mer d'Irlande à cause d'un sous-marin — prétendument russe — ce qui a été ultérieurement démenti par la marine britannique, qui a reconnu l'implication d'un de ses propres sous-marins.

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La détermination à prendre la Russie pour le principal ennemi extérieur semble profondément ancrée dans la conscience collective des occidentaux. Qu'est-ce que cela signifie? Une chose très simple: alors que l'Occident n'a pas d'approche claire par rapport à la Russie et ne sait pas la prendre au sérieux, il ne lui reste qu'à produire des articles jouant sur le facteur peur en grandes quantités.

Après avoir examiné méticuleusement des articles occidentaux sur "la Russie terrifiante", M. Slane a conclu que les publications reflétant adéquatement les événements de cette partie du monde étaient vraiment rares dans les médias occidentaux.

"Ainsi, mon article satirique vise à sensibiliser le public à ces absurdités", résume le blogueur.

La satire, un moyen puissant de dénoncer les problèmes

'The New York Times' - Sputnik France
Un journaliste US dénonce la propagande antirusse du New York Times

Rob Slane reste donc un fidèle partisan de la théorie de la dénonciation satirique. La satire sert à révéler les défauts du système qui persistent et encourage par la suite à les éradiquer.

D'après lui, grâce à la satire, il est plus facile d'implanter de l'information dans les cerveaux des lecteurs: il suffit de mettre en évidence un problème sous la forme de la satire, qui prend la forme dans ce cas d'une absence d'approche raisonnée à l'égard de la Russie. Ce point de vue satirique parlera plus au lecteur que des pages de langue de bois, quelle que soit la langue employée, pour ou contre le protagoniste, la Russie.

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