A la recherche du profil psychologique des terroristes

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Les attentats de Paris, dont on sait que trois des auteurs étaient français, ont mis en évidence que les terroristes pouvaient parfaitement passer inaperçus jusqu'au moment de passer à l'acte. Comment, dès lors, distinguer un terroriste d'un homme normal?

Les spécialistes tentent aujourd'hui de comprendre les particularités psychologiques des terroristes en recourant aux études existantes. Le FBI, par exemple, a publié à ce sujet un article dans le magazine scientifique Violence and Gender: les experts considèrent la violence comme un besoin psychologique des membres de l'État islamique (EI). Rejetant les méthodes non violentes, ils agissent en optant pour les pires instruments qu'on puisse trouver.

L'empathie des terroristes, couplée au sang-froid dont ils ont fait preuve envers les victimes, permettent de supposer qu'ils appartiennent à la catégorie des psychopathes. Selon les chercheurs, cette thèse est appuyée par toute absence de sentiment de culpabilité et l'attitude théâtrale avec laquelle les djihadistes présentent leurs crimes. Cependant, les psychopathes sont très peu nombreux au sein des organisations terroristes — en général ce sont des gens psychiquement sains qui y adhèrent.

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Un autre trait important, propre à la plupart des djihadistes, est le narcissisme. Beaucoup rejoignent ainsi les rangs des extrémistes pour réaliser leurs besoins psychologiques, et non poussés par des motifs politiques ou idéologiques. Les spécialistes soulignent que le djihad et les meurtres, pour ces individus, ne sont que des miroirs confirmant le fait de leur propre existence. Les leaders assouvissent leur soif d'attention en dirigeant le "califat", leurs subordonnés se contentent de voir l'accessibilité du monde parfait à leurs yeux et de voir qu'ils en font partie intégrante.

On constate une certaine régularité: plus les extrémistes ont recours à la violence, plus ils parlent de leur activité. Depuis la proclamation du "califat" (et un peu plus tôt) les hommes de l'EI considèrent le terrorisme et son enregistrement vidéo comme quelque chose de normal et efficace. La légitimation du terrorisme est assurée par deux facteurs: la subordination au leader et la réticence à voir des êtres humains dans leurs victimes.

Autre facteur collectif: la religiosité. Des chercheurs américains affirment dans un article paru dans le Psycological Science qu'en cas d'incompatibilité de valeurs religieuses et de ressources limitées, les adeptes d'une religion sont enclins à l'agressivité vis-à-vis des représentants d'autres religions.

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