Face à la menace terroriste, le métro est toujours à l'arrêt à Bruxelles

Pour le moment les 69 stations de métro et de tram souterrain sont fermées depuis samedi, mais le service continue d’être assuré en surface avec les bus et les trams, selon la porte-parole de la société de transports publics bruxellois STIB.

Depuis les attentats qui ont touché Paris le 13 novembre et pour des raisons de sécurité liées à la menace terroriste, les métros ne circulent toujours pas lundi dans la capitale belge, a indiqué à Sputnik Françoise Ledune, porte-parole de la STIB. 

"La décision de fermer le métro et le pré-métro a été prise par les autorités bruxelloises en charge des questions de sécurité (…) Suite au niveau d'alerte maximale maintenu dans la capitale, les transports en commun fonctionnent autant que possible sans le métro (…) La colonne vertébrale de notre réseau, c'est-à-dire le métro, ne circule pas", a déclaré Mme Ledune.

Et de préciser que le service continuait d’être assuré en surface avec les bus et les trams, à l’exception d’une dizaine de tronçons qui se trouvent en tunnels. 

"Mais certains chauffeurs de bus du district de Molenbeek ont peur et n'ont pas voulu prendre le volant. Cet après-midi, 13 lignes de bus sont suspendues", a constaté la porte-parole de la STIB.

Selon la justification qui a été donnée à la STIB par les autorités, la fermeture des 69 stations de métro permet de dégager le personnel pour des missions de sécurisation en surface. 

© AFP 2022 John ThysLes soldats patrouillent la rue piétonne à Bruxelles le 21 Novembre 2015
Les soldats patrouillent la rue piétonne à Bruxelles le 21 Novembre 2015 - Sputnik France
Les soldats patrouillent la rue piétonne à Bruxelles le 21 Novembre 2015

"Nous nous sommes bornés à appliquer strictement les directives qui nous venaient des autorités (…) A partir du moment où les organes compétents nous demandent de fermer une infrastructure, nous l’exécutons, indépendamment de ce que ça coute. La sécurité de nos clients et de nos personnels n’a pas de prix. Aujourd’hui avec une alerte de niveau 4, avec une circulation en surface qui doit être accompagnée, on n’a pas le temps de se pencher sur la question du coût", a expliqué la responsable.  

Et de rappeler que le premier ministre belge, Charles Michel, avait annoncé qu’il y aurait une réévaluation de la situation aujourd’hui et que la STIB attendait donc cette réévaluation pour se prononcer sur une réouverture ou non du métro.

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