Poutine en Iran pour la première fois en huit ans

© Sputnik . Alexei Druzinine / Aller dans la banque de photosPoutine en Iran pour la première fois en huit ans
Poutine en Iran pour la première fois en huit ans - Sputnik France
Le président russe Vladimir Poutine est lundi à Téhéran pour assister au Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG).

Il profitera également de son déplacement pour s'entretenir avec le guide suprême iranien Ali Khamenei et le président Hassan Rohani. La conversation promet d'être tendue: Moscou ne pourra pas livrer à Téhéran ses systèmes sol-air aussi vite que l'Iran le voulait, et les nombreux projets communs dans le domaine commercial, économique et énergétique sont confrontés à des problèmes de financement.

Réservoir d'uranium - Sputnik France
Poutine lève l'embargo sur des équipements nucléaires pour l'Iran
Hormis la Russie et l'Iran, le FPEG regroupe l'Algérie, la Bolivie, l'Égypte, la Guinée équatoriale, la Libye, le Nigeria, le Qatar, Trinité-et-Tobago, les Émirats Arabes Unis et le Venezuela. Le FPEG, créé comme le pendant gazier de l'Opep, reste une plateforme plus politique que commerciale. La déclaration finale du sommet devrait présenter des solutions pour protéger les intérêts des pays producteurs de gaz et maintenir un équilibre de risques entre les vendeurs et les acheteurs de gaz sur le marché mondial, selon le conseiller du président russe Iouri Ouchakov.

D'après une source au courant des propositions russes, les participants au forum essaieront de s'entendre sur l'attitude à adopter face à la chute des cours pétroliers et l'augmentation de la part du gaz liquéfié dans le commerce mondial, y compris le GNL américain dont la tarification n'est pas indexée sur les prix du pétrole. De plus, ils pourraient convenir d'approches communes dans les négociations avec les acheteurs qui sont aujourd'hui en position de force grâce à la baisse des prix et l'excès de gaz sur le marché.

Sukhoi Superjet 100 - Sputnik France
La Russie planifie de livrer 100 Sukhoi Superjet 100 en Iran
Durant sa visite, Vladimir Poutine est accompagné par le président de Gazprom Alexeï Miller et le président de Rosneft Igor Setchine, qui évoqueront les éventuels projets russes en Iran. Selon certaines sources, il sera question de l'exploitation des gisements pétroliers iraniens et de la participation de compagnies russes aux projets de GNL en Irak. De plus, Gazprom pourrait proposer une solution-swap pour que Gazprom et le Turkménistan livrent du gaz au nord de l'Iran et que Gazprom reçoive les mêmes quantités de gaz au sud de l'Iran.

Par ailleurs, on ignore toujours les délais de livraison des systèmes sol-air russes à Téhéran. Les sources de l'industrie de l'armement nationale soulignent que les S-300 ne devraient pas être fournis à l'Iran avant le second semestre 2017, alors même que la livraison des S-300 reste associée au retrait de la plainte déposée par Téhéran à la cour d'arbitrage de Genève pour 4 milliards de dollars contre Rosoboronexport après la rupture du contrat de 2007 (l'Iran n'avait pas reçu ses armements à cause des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies et de l'embargo décrété par le président russe de l'époque, Dmitri Medvedev).

Tout n'est pas calme non plus dans le domaine commercial et économique. L'automne dernier, les parties ont signé un mémorandum d'entente pour des projets commerciaux de 70 milliards de dollars. Mais la plupart de ces accords n'ont pas été concrétisés.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала