LR demande la levée de l'embargo européen contre la Russie

© Sputnik . Vladimir Sergeev / Aller dans la banque de photosLes drapeaux de la Russie et de l'UE
Les drapeaux de la Russie et de l'UE - Sputnik France
Les Républicains ont demandé mardi à François Hollande de lever l'embargo européen qui frappe la Russie, à l'heure où le président français tente de bâtir une grande coalition, notamment avec Moscou, pour lutter contre l'Etat islamique.

"C'est une position de bon sens", a déclaré lors d'un point de presse Christian Jacob, président du groupe LR de l'Assemblée, à l'issue d'une réunion des députés du parti présidé par Nicolas Sarkozy.

"Je pense que si on s'engage dans une grande coalition, ça serait invraisemblable qu'on s'engage à avoir des échanges sur des informations militaires, sur des informations de renseignement au plus haut niveau et que par ailleurs on refuse d'exporter des produits agricoles en Russie", a indiqué M.Jacob.

La députée Les Républicains du Jura, Marie-Christine Dalloz, est du même avis sur l’embargo concernant la Russie. 

"Je pense qu’il y a une logique, on doit être partenaires dans la globalité et le partenariat que nous attendons de la Russie, il doit y avoir une réciprocité sur la levée de l’embargo, c’est notre vision", a-t-elle déclaré à Sputnik.

François Hollande se rend jeudi à Moscou pour y rencontrer le président russe Vladimir Poutine afin de bâtir une coalition contre Daech après les attentats de Paris.

Le Kremlin de Moscou - Sputnik France
La coalition anti-EI avec la Russie et les sanctions antirusses sont incompatibles
L'Union européenne a prolongé en juin dernier pour six mois, jusqu'à la fin janvier 2016, les sanctions économiques et financières imposées en juillet 2014 à la Russie en raison de son implication dans la crise en Ukraine.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Huit se sont entendus pour maintenir les sanctions en vigueur tant que l'accord de paix de Minsk ne serait pas intégralement appliqué, rapporte Reuters.

Négocié par Angela Merkel et François Hollande à la mi-février dans la capitale biélorusse, l'accord de Minsk, signé par Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Petro Porochenko, fixe le cadre d'une solution politique à la crise avec comme premières étapes l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu et un retrait des armes lourdes de part et d'autres des lignes de front, conditions qui semblent respectées.

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