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Les USA, mouton noir de l'Otan?

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Alors que de plus en plus de membres de l'Otan rétablissent le contact avec la Russie car ils considèrent qu'il est impossible de faire face aux défis globaux sans elle, le Pentagone continue de préparer une nouvelle Guerre froide.

Les analystes militaires américains ne semblent pas comprendre que s'ils ne changent pas de disque à temps, les USA risquent d'être bien seuls en Europe.

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La semaine dernière, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walther Steinmeier a publiquement critiqué l'Otan pour sa réticence à coopérer avec la Russie: "Nous avons besoin d'un plus grand nombre de canaux de négociations pour éviter les malentendus". Plus tôt, il avait également déclaré aux médias allemands que le Conseil Otan-Russie pourrait prochainement reprendre son travail au niveau des émissaires. Avant de nuancer: "Lors du dernier conseil de l'Otan j'ai demandé à ne pas voir le Conseil Otan-Russie comme une sorte de cadeau fait à la Russie, mais plutôt comme un outil qui aide à communiquer et à éviter les malentendus".

De son côté, le ministre canadien des Affaires étrangères Stéphane Dion a rappelé que "même pendant la Guerre froide, nous avions un dialogue. Aujourd'hui nous ne communiquons plus à cause de la politique de l'ancien gouvernement. Comment cela aide-t-il l'Ukraine? Est-ce que cela promeut nos intérêts en Arctique?". Selon lui, Ottawa doit coopérer avec Moscou pour s'assurer que la Russie comprenne les intérêts du Canada: "Si nous avons des intérêts communs, nous entreprendrons des démarches prudentes pour régler nos différends".

Une ombre du président François Hollande de la France est jeté sur un drapeau comme il laisse une conférence de presse sur la deuxième journée du sommet de l'OTAN 2014 au Celtic Manor Resort à Newport, au Pays de Galles du Sud, le 5 Septembre, 2014 - Sputnik France
L’Otan en France? Jamais!
Sur ce fond plutôt pacifique, le site du Commandement des forces des États-Unis en Europe (EUCOM) a publié un document annonçant que la mission prioritaire de l'EUCOM consistait à "retenir l'agression de la Russie". De plus, la stratégie militaire américaine en Europe mise à jour souligne que les risques émanent "essentiellement de la Russie" à cause de son "comportement agressif accru" et de la "militarisation de l'Arctique". On remarque facilement qu'il ne s'agit pas d'une stratégie militaire commune de l'Otan, mais bien de la stratégie américaine en Europe. En d'autres termes, les fissures commencent déjà à apparaître dans le camp otanien.

En automne 2014, à l'Assemblée générale de l'Onu, le locataire de la Maison blanche était allé jusqu'à comparer les Russes aux terroristes de Daech et au virus Ebola: "L'agression de la Russie en Europe rappelle l'époque à laquelle les grandes nations menaçaient les petites en poursuivant leurs propres ambitions territoriales. La cruauté des terroristes en Syrie et en Irak nous pousse à scruter le cœur des ténèbres", avait alors déclaré Barack Obama.

On ignore dans quel "cœur" regardait exactement Obama, mais son administration ne combattait pas Daech — elle aidait au contraire presque ouvertement les terroristes à élargir leurs possessions au Moyen-Orient. A tel point qu'à un moment donné les terroristes avaient pris les deux tiers de la Syrie et pratiquement la moitié de l'Irak. Des exécutions massives, des pendaisons, des tortures, des maltraitances et des conversions forcées sous les menaces de mort commençaient à se répandre sur les anciens territoires libres.

De toute évidence, Washington était satisfait. Du moins aucune réaction ferme n'a suivi de la part des USA. En revanche, pratiquement toute l'administration américaine et le département d'État travaillent pour châtier la Russie pour son "agressivité". Et Obama ne manque pas les occasions de se vanter d'arriver à isoler le Kremlin. A tel point qu'il a dû lui-même appeler Vladimir Poutine le 13 janvier 2016…

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