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Actualité et enjeux géopolitiques: Medvedev fait le point

© Sputnik . Ekaterina Shtukina / Aller dans la banque de photosDmitri Medvedev
Dmitri Medvedev - Sputnik France
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Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a accordé jeudi une interview au journal allemand Handelsblatt dans le cadre de sa visite en Allemagne où il participera vendredi à la Conférence sur la sécurité de Munich.

La crise migratoire en Europe, l'éventuelle opération terrestre en Syrie, l'avenir de l'UE et de l'espace Schengen ont été au centre d'une interview accordée par le premier ministre russe Dmitri Medvedev au journal allemand Handelsblatt.

Terrorisme

Le monde traverse une période où la sécurité internationale est difficile à garantir. "Certaines menaces dont la Russie avait parlé il y a 10-15 ans ont acquis une portée mondiale (…). On ne nous a pas écoutés lorsque nous disions que ceux qui tirent sur nos militaires et policiers dans le Caucase sont des membres d'organisations extrémistes religieuses. On nous disait que c'était des gens mécontents de la corruption et même qu'ils luttaient pour la liberté. Mais il faut reconnaître: ils étaient en possession de passeports de différents pays, y compris de Turquie".

"A présent, cela concerne l'ensemble de l'Europe. C'est le problème principal. On ne se sent tranquille dans aucun pays du monde. Le terrorisme s'est donc globalisé".

G20

"Il n'y a plus de contacts étroits entre les pays membres du G20. Nous nous entretenions autrefois au sujet des problèmes économiques avec les dirigeants allemands, français et britanniques presque tous les mois. A présent, ce n’est plus le cas, tout est détruit. Est-ce une bonne chose? C'est nuisible pour nos pays, nos peuples et nos économies".

Relations Russie-UE

"Nous avons mis 25 ans (…) pour édifier nos relations avec nos partenaires européens. J'ai cru à un moment que nous étions déjà amis (…). Ce n’est plus vrai (…). Nous pouvons baisser le rideau et ne plus communiquer. Mais ce serait une erreur politique grave (…). Nous sommes sur une mauvaise voie. Mais nos partenaires européens doivent faire leur part du chemin. Il s'agit surtout des dirigeants de l'UE".

"Si nos partenaires européens décident de rétablir une coopération normale, nous sommes prêts à coopérer dans beaucoup de secteurs".

Accords de Minsk

"Il n'existe aucune alternative aux accords de Minsk (…). On est parvenu à des compromis très sérieux. Nos partenaires de l'époque – Mme Merkel et M.Hollande ont fait preuve d'une grande responsabilité. On a élaboré un document qui représente une feuille de route (…). Mais aucun point politique de ces accords n'a été réalisé. La Russie n'y est pour rien. Kiev ne nous entend pas à la différence de nos partenaires européens".

Sanctions

"La question des sanctions a été diabolisée. Vous savez que notre pays traverse une période économique difficile, mais il n'y a pas de catastrophe (…). Nous n'avons pas été les premiers à adopter les sanctions. Nous avons élaboré des contre-mesures en réponse aux sanctions (de l'Occident)".

Rôle géopolitique de la Russie

"Nous n'allons pas jouer le rôle géopolitique décisif dans le monde. Celui qui cherche à jouer ce rôle, doit répondre du monde entier, du lancement des guerres, des milliers de migrants qui traversent l'Europe. Nous ne le souhaitons pas (…). Mais la Russie doit occuper une place digne d'elle dans les relations internationales. Cela découle de son histoire, de sa position géographique, de son potentiel et de sa position politique en tant que membre du Conseil de sécurité de l'Onu. En plus, nous sommes une grande puissance nucléaire. Cela implique une politique responsable. Mais nous n'essayons pas de gouverner le monde entier et d'établir nos règles du jeu partout (…). Personne ne peut répondre du monde entier, pas même les Etats-Unis".

Crise syrienne

"La Russie participe au conflit syrien pour notamment protéger ses intérêts nationaux et bien sûr parce que les autorités syriennes nous ont demandé de leur accorder une aide militaire (…). Nous sommes aussi un pays multinational. Nous avons aussi des extrémistes religieux que nous avons longtemps combattus dans le Caucase et qui s'infiltrent parfois dans d'autres pays (…). Nous comprenons que ceux qui sont partis faire le djihad en Syrie en reviendront pour organiser les attentats comme ils l'ont déjà fait dans le Caucase, à Moscou, dans d'autres villes, ce qu'ils ont fait à Paris et dans le monde entier, et notamment aux Etats-Unis."

"L'opération russe en Syrie aura une durée limitée et un caractère local. Nous ne souhaitons pas participer à une opération terrestre".

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