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Cessez-le-feu en Syrie, Moscou et Washington sauront-ils s'accorder?

© Fotolia / viperagpDrapeaux russe et américain
Drapeaux russe et américain - Sputnik France
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En en juger par l'accord conclu lundi, Washington semble sorti des préjugés et finalement capable de dialoguer avec Moscou. Mais un cessez-le-feu est toujours compliqué puisqu'il y a une multiplicité d'acteurs, et les alliés des USA devront encore prouver qu'ils peuvent suivre eux aussi cette initiative, affirme à Sputnik Jean-Vincent Brisset.
Drapeaux russe et américain - Sputnik France
La Russie fournit les coordonnées de la ligne directe aux USA

Suite à l'initiative russo-américaine prononcée le 22 février, plusieurs questions restent toujours en suspens. Les Etats-Unis et la Russie, sauront-ils trouver un point d'accord sur les parties avec lesquelles il est possible d'établir un cessez-le-feu? L'accord, réussira-t-il vu qu'il y a toujours des groupes pour s'ériger contre un cessez-le-feu? Ou bien quelle portée ont les élections législatives annoncées par Bachar el-Assad, en plein milieu du conflit?

L'accord entre Washington et Moscou, c'est un point assez important dans la mesure où Bachar el-Assad s'apprête à tenir des élections législatives, estime le général de brigade aérienne et directeur de recherche à l'IRIS, Jean-Vincent Brisset, dans un entretien accordé à Sputnik.

"Donc on est dans une volonté de négociations. Mais le plus important, c'est que manifestement les USA et la Russie ont trouvé un point d'accord à la fois pour désigner des gens avec lesquels il est possible de faire un cessez-le-feu, c'est-à-dire les groupes rebelles dits modérés. Et puis de désigner ceux qui demeurent l'ennemi, c'est-à-dire Daech et Al-Nosra", poursuit-il.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan - Sputnik France
L'échec d'Ankara en Syrie est imminent

Selon toute apparence, une sobre vision des choses a prévalu. Et alors que les grands acteurs intervenant en Syrie sont actuellement la Russie et les USA, ils semblent renouer finalement le dialogue. Selon M. Brisset, "les USA sont sortis des préjugés et sont capables d'accepter de discuter avec Moscou".

Discuter oui, mais évidemment ne pas coopérer. Suite à l'accord conclu et aux coordonnées de la ligne directe fournies aux USA par la Russie, dans le cadre des modalités de lundi, le Pentagone déclare ne pas envisager d'amplifier la coopération avec les militaires russes en Syrie, bien que les deux parties participent au règlement du conflit.

En tout cas, un dialogue n'est que le premier pas vers une vraie trêve, surtout compte tenu du fait que ceux qui s'y opposent sévèrement sont bien nombreux.

"Un cessez-le-feu, c'est toujours très compliqué surtout quand il y a une multiplicité d'acteurs comme dans le cas actuel en Syrie", explique l'interlocuteur de Sputnik. "Il y a beaucoup de gens qui veulent empêcher que ce cessez-le-feu ait lieu. Il y a Daech, il y a le Front Al-Nosra. Même parmi les rebelles dits modérés, il y a un certain nombre d'entre eux qui ont toujours tout fait pour que le conflit continue…".

Drapeau syrien à Damas - Sputnik France
Damas applaudit un cessez-le-feu, à condition

Et cela est justement ce que les USA doivent considérer comme un piège, précise-t-il. Les Etats-Unis sont maintenant face à leur responsabilité vis-à-vis de leurs alliés.

"Il va falloir qu'ils montrent que leurs alliés sont capables d'écouter un discours qui a été porté par Obama puisque manifestement Obama a accepté ce discours. Maintenant il faut prouver que derrière ce discours, il y a des actes qui sont possibles".

Quant aux élections fixées au 13 avril 2016, elles lancent un défi à l'opposition.

"Il est évident que le fait de proposer des élections aussi près de la date du cessez-le-feu fait que ça obligerait l'opposition qui, à l'heure actuelle, est dans le combat et uniquement dans le combat, à se constituer et à montrer qu'elle est capable de proposer des candidats de manière unie et assez transparente. Pour l'opposition, c'est vraiment un challenge qu'elle sait, d'ores et déjà, qu'elle ne peut pas relever", résume M. Brisset.

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