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Turquie: un Britannique arrêté pour avoir distribué des tracts pro-kurdes

© REUTERS / Murat Cetinmuhurdar/Presidential PalaceTurkish President Tayyip Erdogan makes a speech during a meeting in Ankara, Turkey February 17, 2016,
Turkish President Tayyip Erdogan makes a speech during a meeting in Ankara, Turkey February 17, 2016, - Sputnik France
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Interpellé par la police turque, Chris Stephenson est accusé de propagande en faveur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), rapporte le journal Hurriyet.

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D'après le quotidien turc, M. Stephenson, qui travaille comme professeur à l'université privée de Bilgi (Istanbul), a été interpellé sous prétexte d'avoir distribué des tracts appelant à célébrer le Nouvel an kurde le 21 mars.

Les autorités du pays reprochent aussi au professeur britannique d'avoir plaidé en faveur de ses collègues turcs accusés de "propagande terroriste" après avoir signé une pétition dénonçant les violences de l'armée turque dans ses opérations contre les Kurdes.

Sur requête du procureur, un tribunal d'Istanbul avait auparavant ordonné l'incarcération de trois hommes, Esra Munger, professeur à l'université Bogazici, Muzaffer Kaya, enseignant aux Beaux-Arts, et Kivanc Ersoy, professeur à l'université Nisantasi, selon l'agence de presse Dogan.

En janvier dernier, rappelle l'AFP, plus de 1.200 intellectuels turcs et étrangers ont signé une "pétition pour la paix" dénonçant les "massacres" commis par les forces de sécurité turques pendant des opérations contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans plusieurs villes sous couvre-feu.

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Cette initiative a suscité la fureur du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, qui a promis que les pétitionnaires paieront le "prix" de leur "trahison".

Dans la foulée, des procédures judiciaires ont été déclenchées dans toute la Turquie et une vingtaine d'universitaires placés en garde à vue, ravivant dans ce pays comme à l'étranger les critiques de la dérive autoritaire de M. Erdogan.

La "propagande terroriste" est punie d'une peine maximale de cinq ans de prison.

Le conflit kurde a repris cet été après plus de deux ans de cessez-le-feu. Dimanche soir, un attentat-suicide à la voiture piégée, attribué par les autorités au PKK, a fait 35 morts et plus de 120 blessés dans la capitale turque, Ankara.

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