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Le retrait des forces russes de Syrie catalyse le règlement du conflit

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Le retrait de la majeure partie du contingent russe du sol syrien joue le rôle de catalyseur dans le règlement des crises qui sévissent au Proche-Orient, alors que le progrès atteint lors de la campagne russe pousse les pays occidentaux et l'Otan à reconsidérer leur politique envers la Russie, disent les experts.
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"La Russie a pris le risque de s'impliquer dans le conflit syrien, et il semble que la campagne valait le coup. L'activité de la Russie a rapproché la Syrie de la fin de la tragédie effroyable qui ravage le pays depuis les cinq dernières années ", estime le membre du parlement britannique et conservateur Daniel Kawczynski dans un entretien à la chaîne russe RT.

De plus, il est temps que l'Occident devienne conscient de la nécessité de coopérer avec Moscou pour par exemple combattre le terrorisme ou même dans d'autres domaines.

"Les actions de la Russie en Syrie et puis le retrait des troupes après que le travail soit accompli… J'espère bien que cela poussera l'Otan et l'Occident à comprendre comment ils peuvent conjuguer efficacement leurs efforts avec la Russie", fait remarquer M. Kawczynski.

L'ancien diplomate américain Jim Jatras est du même avis. Il croit d'ailleurs que non seulement la campagne aérienne russe a accéléré le processus de paix en Syrie, mais qu'on ne parlerait pas du règlement politique si l'aviation russe n'avait pas été impliquée. Globalement, le retrait des forces russes est un signal politique pour toute partie prenante du conflit, souligne-t-il.

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Moscou sait que l'armée syrienne, les forces irakiennes et du Hezbollah sont capables de préserver les territoires qu'elles possèdent ou même avancer encore, ajoute l'historien britannique Martin McCauley. Selon lui, en retirant ses troupes, la Russie a démontré que plusieurs tâches avaient été accomplies, mais en même temps il n'y a pas de solution militaire au conflit.

L'annonce de Vladimir Poutine a tout de même pris de court la communauté internationale car la Russie avait réussi à changer les règles du jeu dans ce théâtre militaire sanglant au Proche-Orient.

Cette annonce pourrait faire le jeu des ennemis de la Syrie, les encourageant à épauler les soi-disant rebelles hostiles au président Bachar el-Assad, mais le président russe était persuadé que ce scénario ne se réaliserait pas, dit l'observateur britannique Neil Clark. Surtout vu qu'il s'agit d'un retrait partiel: la Russie garde toujours ses bases militaires en Syrie pour aider les forces syriennes si Daech venait à repasser à l'offensive.

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