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"L’idée que la division sauvera le Proche-Orient est un mythe"

© Sputnik . Ilya Pitalev / Aller dans la banque de photosSyrie
Syrie - Sputnik France
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L’histoire montre que le morcellement des pays ne permet pas de résoudre les conflits ethniques, mais peut au contraire déboucher sur une nouvelle flambée de violence, écrit la revue américaine The National Interest.

Est-il possible de mettre fin à la haine qui divise l'Irak, la Syrie et plusieurs pays émergents en permettant à chaque peuple qui aspire à l'indépendance de former son propre État, plus homogène et par conséquent plus pacifique?, s'interroge la revue américaine The National Interest.

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Selon la revue, nombreuses sont les personnalités politiques américaines qui semblent approuver cette idée. Par exemple, John Kerry, pour qui la division de la Syrie pourrait faire partie d'un plan B, en cas d'échec de la diplomatie, ou l'amiral James Stavridis, qui estime que "la Syrie en tant que pays est une fiction".

Or, affirme Adam R. Alexander, auteur de l'article, une analyse détaillée montre que la division d'un pays crée autant de nouveaux conflits qu'elle n'en résout. Une récente étude réalisée par Nicholas Sambanis et Jonah Schulhofer-Wohl et citée par le journaliste prouve qu'après un morcellement, les nouveaux pays ont autant de chances de sombrer dans une guerre civile que dans les cas où l'unité territoriale du pays reste intacte. En outre, même si la division résout un conflit, elle en crée inévitablement d'autres. Ainsi, il n'est pas rare qu'après la dislocation d'un État, des représentants d'un groupe ethnique rival restent dans le pays nouvellement créé, ce qui débouche sur un nettoyage ethnique et une flambée de violence.

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À titre d'exemple, l'étude cite la dislocation de la Yougoslavie. Un an après que la Croatie soit sortie de la Yougoslavie, Zagreb a été plongé dans une guerre civile, car sa population serbe était restée attachée à la Serbie. En Irak, souligne la revue américaine, le Kurdistan n'acceptera jamais de perdre le contrôle de la province de Kirkouk, riche en pétrole et peuplée majoritairement par les Arabes.

D'après The National Interest, il est difficile d'imaginer que l'Armée syrienne libre ou le groupe terroriste Jabhat al-Nosra puissent former un gouvernement capable de diriger le nord autonome de la Syrie sans plonger le pays dans le chaos d'une nouvelle guerre civile.

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Néanmoins, résoudre le problème des guerres civiles est une question bien réelle, affirme le journaliste. Pour ce faire, il faut renoncer à l'idée que la haine ancestrale serait à l'origine de tous les conflits et analyser leurs véritables causes. Selon l'article, la diversité ethnique n'est aucunement liée à l'éventualité d'une guerre civile. Alors que les pays multiethniques sont nombreux, rares sont ceux qui ont connu des conflits de ce type. Ce n'est pas la diversité ethnique, mais la faiblesse des institutions politiques du pays qui cause ces conflits.

Ainsi, conclut The National Interest, pour la paix en Syrie, il ne faut pas chercher à diviser le pays, mais rétablir le contrôle du gouvernement et encourager la formation d'un gouvernement inclusif.

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