Les aventures pittoresques d’une Italienne en Iran

La photographe et journaliste italienne Angela Corrias voyage dans le monde entier, mais elle se rend fréquemment en Iran. Elle raconte à Sputnik comment le choc des cultures l’a plongée dans maintes situations insolites.

"Si je vous raconte mes voyages en Iran, vous allez comprendre pourquoi je viens ici aussi souvent. À chaque fois, je suis plongée dans des situations singulières et cocasses et mon dernier périple n'a pas fait exception", s'amuse Mme Corrias.

"En Iran on me prenait souvent pour une indigène, ce qui provoquait beaucoup de situations ridicules. La majorité d'entre elles s'explique par le" ta'arof", le code de politesse iranien. Comme on me prenait pour une Iranienne, tout le monde s'attendait à ce que je suive ses règles. À ce moment-là, je n'avais néanmoins aucune idée des règles de vie persanes et je me retrouvais souvent dans des situations difficiles", poursuit-elle.

"Par exemple, le taxi. Quand on est arrivé à destination et que l'on veut payer le chauffeur, ce dernier répond: "Il ne faut pas payer! Vous payerez l'année suivante". On ne fait pas comme ça avec des touristes, car on a peur qu'un étranger parte sans payer. Mais c'est une situation bien typique avec les Iraniens qui savent qu'il faut persuader le chauffeur de prendre l'argent", explique-t-elle.

Mme Corrias s'est heurtée pour la première fois au ta'arof à Lahijan (province de Gilan) quand elle a voulu s'acheter un manteau. Ayant essayé quelques modèles, elle a finalement fait son choix. La vendeuse, qui savait qu'elle était une touriste, lui a déclaré en prenant l'argent: "Dastetoon dard nakone" ("Que votre main n'ait pas mal"), une formule de politesse typique de ce genre de situations.

"Lors de mon voyage d'Ispahan à Yazd en bus, je me suis assise à côté d'une femme très amicale et très bavarde. Quand elle a appris que j'étais étrangère, elle a toute de suite décidé que son fils et moi pourrions former un beau couple. Elle m'a même invité chez elle afin de faire sa connaissance. Finalement, j'ai réussi à la persuader que son fils était trop jeune pour moi et qu'il devait plutôt profiter de sa vie d'étudiant", a-t-elle raconté.

"On vit sans cesse des événements amusants dans des situations ordinaires: en avion, en taxi ou quand on vous demande poliment d'arranger votre hijab, tout cela rend le voyage extraordinaire. Le mot "pittoresque" est pour moi le meilleur pour décrire la société et la culture iraniennes. J'ai tellement aimé mes voyages en Iran que cela deviendra le sujet de mon prochain livre", a conclu Mme Corrias.

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