Barack Obama en Europe pour défendre le TAFTA

Le président américain Barack Obama a visité la Foire de Hanovre en compagnie de la chancelière allemande Angela Merkel pour évoquer la création du Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TAFTA).

Les désaccords entre l'UE et les États-Unis sont toujours nombreux mais Obama espère une signature du traité d'ici la fin de l'année. Malgré ses efforts, les partisans du TAFTA sont de moins en moins nombreux.

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Frank-Walter Steinmeier, chef de la diplomatie allemande, a reconnu dans une interview à la chaîne ZDF qu'il fallait s'attendre à des "négociations dures" sur cet accord dans les mois à venir. "Comme les USA ont compris qu'ils ne pouvaient pas réorganiser le monde conformément à leurs critères et à leurs valeurs", ils tentent d'élargir leurs contacts avec l'Europe, "leur allié idéal". Et l'Allemagne est le meilleur partenaire possible: les autres pays européens sont soit trop petits, soit trop focalisés sur eux-mêmes — comme la Grande-Bretagne à la veille du référendum sur le Brexit.

A Hanovre, Barack Obama a dit espérer que les pourparlers sur le TAFTA aboutissent d'ici la fin de l'année. Il a également promis de tout mettre en œuvre, pendant les huit derniers mois de sa présidence, pour faire avancer l'accord. "Le temps joue contre nous", a reconnu le président. Pour le moment, on ne parle même pas d'une ratification du traité.

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D'après Obama, le TAFTA provoque beaucoup d'émotions et de craintes mais reste néanmoins avantageux pour les deux parties car il permettra d'éliminer de nombreux "obstacles régulateurs et bureaucratiques", de réduire les dépenses de 100 milliards de dollars des deux côtés de l'Atlantique, de surmonter les inégalités dans les 28 pays membres de l'UE et d'augmenter le niveau de vie de la population. Angela Merkel a soutenu sa position et affirmé que l'accord "favoriserait la croissance de l'économie allemande et européenne".

Quoi qu'il en soit, le soutien des Européens est en baisse. D'après la Bertelsmann Foundation, les partisans d'un modèle de libre-échange au sein d'un tel système global sont actuellement 56% contre 88% il y a deux ans.

Des voix s'élèvent également parmi les hauts responsables politiques. David Cameron, premier ministre britannique, et Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, ont déjà fait part de leurs préoccupations. A la veille de la visite du président américain, Sigmar Gabriel, ministre allemand de l'Économie, a quant à lui souligné que l'accord ne serait pas paraphé si les États-Unis refusaient de permettre aux entreprises européennes de signer des contrats avec le gouvernement.

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