Davutoglu: "la démission n'est pas mon choix, mais une nécessité"

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Le premier ministre turc Ahmet Dovutoglu, qui avait annoncé jeudi sa démission prochaine, a expliqué que son départ ne relevait pas de son choix personnel, mais d'une nécessité. Qu'en pensent les milieux politiques turcs?

"Suite à des consultations avec mes amis ayant une expérience politique, dont notre président (Recep Tayyip Erdogan, ndlr), j'ai conclu que pour l'unité de l'AKP (Parti de la justice et du développement au pouvoir en Turquie, ndlr), le changement du chef du parti serait plus correct que le changement de collègues", a-t-il indiqué, cité par Hurriyet Daily News.

"Le fait que mon mandat soit beaucoup plus court que quatre ans n'est pas ma décision, mais une nécessité", a souligné M. Dovutoglu.

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La mise à l'écart de M. Davutoglu, 57 ans, de la direction de l'AKP signifie la fin de son mandat de premier ministre, le chef du parti ayant toujours été également à la tête du gouvernement. Le nouveau leader sera élu le 22 mai prochain lors du congrès extraordinaire du parti.

La décision d'Ahmat Dabutoglu de démissionner n'a pas été une surprise pour les milieux politiques turcs. Comme l'explicite Oya Akgönenç Muğisuddin, docteur ès sciences politiques, conseillère du président du parti Saadet et ancienne députée, certaines divergences existaient entre le président du pays et le premier ministre depuis longtemps.

"Il est évident qu'une telle situation ne pouvait pas perdurer. Nous nous y attendions, mais ne savions ni quand ni comment ceci allait se produire", explique-t-elle.

Selon Oya Akgönenç Muğisuddin, la Turquie est actuellement confrontée à une série de problèmes, dont les réfugiés syriens et les problèmes à la frontière avec la Syrie.

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"A l'intérieur du pays la situation est également agitée. Dans le sud-est se poursuit la lutte contre le terrorisme. Ces trois problèmes à eux seuls suscitent une série de questions. Et c'est le premier ministre qui en endosse la responsabilité", a expliqué la politologue.

En s'exprimant sur le prochain successeur, elle a indiqué que la candidature du ministre des Transports en exercice Binali Yildirim lui semblait la plus probable. Mais peu importe la personne désignée, selon elle, son approche de la politique extérieure du pays sera bien différente de celle prônée par le chef du gouvernement sortant.

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