Les sanctions antirusses et 2 autres exigences pour que Belgrade adhère à l'UE

© AP Photo / Darko VojinovicLes drapeaux de la Serbie et de l'UE
Les drapeaux de la Serbie et de l'UE - Sputnik France
Lors de la dernière réunion du premier ministre serbe avec les ambassadeurs américain, britannique, français, allemand et italien, Belgrade a reçu trois exigences: changer la constitution selon laquelle le Kosovo fait partie de la Serbie, cesser de soutenir le président de la République serbe de Bosnie et imposer des sanctions contre la Russie.

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Selon le journal serbe Danas se référant à ses propres sources, à la veille de la formation du nouveau gouvernement le premier ministre serbe Aleksandar Vucic a rencontré les ambassadeurs américain, britannique, français, allemand et italien, qui ont mis en avant trois exigences claires et urgentes: changer la constitution disposant que le Kosovo est une partie intégrante de la Serbie, cesser de soutenir le président de la République serbe de Bosnie Milorad Dodik et se rejoindre enfin aux sanctions antirusses.

D'après les sources diplomatiques citées par le journal, ce sont des "attentes légitimes de l'Occident".

"Il est clair que sans modification de la constitution, c'est-à-dire, sans reconnaître la situation réelle pour normaliser les relations et assurer la coexistence avec les citoyens du Kosovo, il est impossible de parvenir à la stabilité et au progrès économique dans la région", a indiqué une source.

drapeau de la Serbie - Sputnik France
Cette longue marche de la Serbie vers l’Union européenne
Quant à la politique de Milorad Dodik, l'interlocuteur du journal souligne qu'elle "entrave le fonctionnement normal de la Bosnie-Herzégovine, à savoir l'adhésion à l'UE".

En ce qui concerne les sanctions antirusses, "la Serbie, dont l'objectif prioritaire est l'appartenance à l'UE, doit adapter sa politique étrangère à la politique de l'UE".

"Il ne s'agit pas que de l'économie, mais aussi des valeurs partagées par tous les Etats membres de l'UE. Si la Serbie cherche à devenir un membre à part entière de l'UE, alors il serait logique d'œuvrer pour la réalisation des valeurs sur lesquelles l'Union européenne se fonde", a affirmé la source.

Les négociations d'adhésion à l'UE, qui prennent généralement des années, sont divisées en 35 chapitres très divers couvrant des domaines comme l'économie, l'énergie, l'Etat de droit… Il s'agit de rapprocher la législation et les pratiques du pays candidat à "l'acquis communautaire", préalable indispensable à une entrée dans le bloc européen.

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