Deux proches de Larossi Abballa mis en examen

© AFP 2022 PATRICK KOVARIKUn officier de police à Paris
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La police française a mis en examen deux proches de Larossi Abballa, le jihadiste qui a tué lundi soir un policier et sa compagne dans les Yvelines au nom du groupe Etat islamique.

Deux proches de Larossi Abballa ont été placés en détention provisoire et ont été mis en examen par les juges antiterroristes dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris de source judiciaire.

Arrêtés au lendemain du double assassinat, Charaf-Din Aberouz et Saad Rajraji, 27 et 29 ans, ont été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, a précisé la source. Ils avaient déjà été condamnés avec Abballa en 2013 au procès d'une filière d'envoi de jihadistes au Pakistan, rapporte l'agence France Presse.

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Lundi 13 juin, Larossi Aballa, 25 ans, se revendiquant du groupe Etat islamique, a assassiné son voisin, un commandant de police, à Magnanville. Ensuite, il s'est enfermé dans la maison du policier, prenant en otage sa famille, et a également tué son épouse. Lors d'une opération spéciale de police, le terroriste a été éliminé.

Le djihadiste était connu des services de renseignement pour des faits de radicalisation. Il avait été condamné en 2013 à trois ans de prison dont six mois avec sursis pour avoir participé à une filière d'acheminement de djihadistes vers le Pakistan. Il était également connu de la justice pour des actes de délinquances.

Avec ses complices, il aurait envisagé de recruter des volontaires sur le territoire français afin de les envoyer vers des camps d'entraînement des terroristes au Pakistan. A l'époque, Larossi Abballa et ses camarades ont écopé trois ans de prison. Après sa libération, Abballa a ouvert une brasserie, ce que le ministère de l'Intérieur a considéré comme un signe de son redressement.

Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait auparavant déclaré que l'attentat perpétré dans les Yvelines et l'élimination de l'assassin des deux agents de police devaient conduire à de nouvelles arrestations. D'après lui, le pays faisait face à une menace terroriste "extrêmement élevée".

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