Loi travail: la manifestation parisienne sous haute surveillance (VIDEO)

Quelques milliers de personnes ont commencé à manifester mardi à Paris pour réclamer à nouveau le retrait de la loi travail, sous haute surveillance policière.

Parallèlement au cortège officiel, qui s'est ébranlé vers 14H30 de Bastille, direction Place d'Italie, un groupe de manifestants était à la Bourse du travail, encerclé par des CRS. Avant le départ, 24 interpellations avaient déjà eu lieu sur les points de filtrage, selon la préfecture de police.

​Place de la Bastille, en tête de cortège, comme d'habitude depuis le début de la mobilisation le 9 mars, marchaient les leaders des syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et FIDL.

Police officers stand guard near the Eiffel Tower which has its lights turned off on November 14, 2015 following the deadly attacks in Paris. - Sputnik Afrique
Loi travail: la tour Eiffel fermée mardi
Tous ont en tête les rencontres unilatérales organisées par Manuel Valls, mercredi et jeudi, pour "faire point" sur la loi travail, annonce l'AFP.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, espère que ce n'est pas "une visite de courtoisie" "uniquement pour boire le café" et a réaffirmé son opposition à la primauté des accords d'entreprise sur les accords de branche.

"J'espère qu'il a des propositions à faire", a dit de son côté Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, pour qui il peut y avoir "une sortie par le haut" si, "sur le temps de travail, sur la question des heures sup', du travail de nuit et du temps partiel, la branche a encore un rôle. Si ce n'est pas le cas, c'est un coup pour rien".

Après cette manifestation, qui entre dans le cadre d'une onzième journée de mobilisation contre la loi travail depuis mars, Philippe Martinez a d'ores et déjà évoqué une "nouvelle journée d'actions" avec de possibles manifestations le 5 juillet, jour de début de discussion du texte à l'Assemblée, après son vote au Sénat ce mardi vers 18H00.

​Plusieurs barrages filtrants ont été installés aux alentours de Bastille, alors que la préfecture de police de Paris a mobilisé pour l'occasion 2.500 policiers qui ont reçu "des consignes très fermes" pour interpeller "toute personne en possession d'une arme" ou d'objets pouvant servir de projectiles, commettant des exactions ou interdite de manifester, selon la préfecture de police de Paris.

​La dernière manifestation, imposée par les autorités sur un trajet inédit ultra court et en boucle, n'a donné lieu à aucun débordement. Mais les précédentes avaient été perturbées par des violences.

La manifestation de jeudi dernier avait rassemblé à Paris entre 19.000 et 20.000 personnes, selon la police, 60.000 selon les organisateurs.

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