Bruxelles perd son procès contre Facebook

La commission belge de protection de la vie privée (CPVP) a perdu son procès contre Facebook à la Cour d'appel de Bruxelles: elle exigeait que le réseau social cesse de suivre les actions des utilisateurs consultant ses pages sans être enregistrés.

Facebook - Sputnik Afrique
La Belgique accuse Facebook d'espionnage de masse
Cette décision de la cour s'explique par le fait que le siège européen de la compagnie est situé en Irlande, soit en dehors de sa juridiction.

Les observateurs y voient une grande victoire de la compagnie, qui a affirmé à plusieurs reprises que seul un commissionnaire irlandais pour la protection des données était en mesure de régler ces questions. Dans le même temps, le réseau social a accepté de cesser d'utiliser les cookies Datr qui s'installaient dans le navigateur de l'utilisateur quand il visitait des pages Facebook, ou lorsqu'il appuyait sur le bouton "j'aime" ou "partager" sur des sites tiers. Plus tôt, en novembre 2015, le tribunal de Bruxelles avait décrété que Facebook devrait verser aux autorités belges 250 000 dollars par jour si la compagnie ne cessait pas d'espionner les internautes belges.

Le siège de Facebook à Menlo Park, en Californie. - Sputnik Afrique
Après l’Allemagne, la France s’en prend à Facebook
Les défenseurs des données personnelles ont déjà accusé à plusieurs reprises les compagnies technologiques, y compris Facebook, de profiter de leur situation pour recueillir des informations sur des centaines de millions de personnes, enfreignant les lois de confidentialité en vigueur dans de nombreux pays. En février, la Commission française de l'informatique et des libertés avait exprimé son mécontentement par rapport au travail de Facebook en matière de confidentialité des données des utilisateurs du réseau social. La commission menaçait d'infliger au réseau social une amende allant jusqu'à 150 000 euros si les mécanismes de recueil et d'utilisation des données personnelles des utilisateurs n'étaient pas modifiés sous quatre mois. En mars, l'Office antimonopole allemand a annoncé le lancement d'une enquête sur Facebook car il soupçonne le réseau social d'abuser de sa position dominante sur le marché pour recueillir les informations personnelles des utilisateurs.

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