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Attentat de Nice: l’horreur racontée par les rescapés

© REUTERS / ERIC GAILLARDAttentat de Nice: l’horreur raconté par les rescapés
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La terreur, les cris, le sang et les larmes… Le soir de l’attaque, toutes ces personnes ont vu de leurs propres yeux ce qui se passait à Nice.

"J'ai vu le camion qui fonçait et des corps qui voltigeaient": les témoins de l'attentat qui a endeuillé Nice jeudi soir, pendant les festivités du 14 juillet, décrivent le moment d'"horreur" qui a frappé les familles venues assister au feu d'artifice sur la Promenade des Anglais.

Ce terrible soir, Najate, une Niçoise de 52 ans, traversait la Promenade des Anglais quand soudain elle a entendu un bruit intense:

"Je me suis retournée et là, j'ai vu le camion qui fonçait et des corps qui voltigeaient. On voyait qu'il voulait faire le maximum de victimes. Il roulait vite. C'était horrible. J'ai vu un père avec son fils de deux ans dans les bras. Le petit était mort. (Après) je ne comptais plus les morts", raconte-t-elle, citée par l'AFP.

Le feu d'artifice était superbe, on était tranquilles, contents, satisfaits, raconte Suzy, une retraitée de 65 ans.

"Tout d'un coup, l'horreur, tout d'un coup, un camion qui déboule à fond, des tirs de pistolet, de fusil… je ne connais pas les armes et je ne veux pas les connaître. (…)".

Suzy a eu la chance d'être du bon côté de la Promenade, les arbres formaient une bande qui l'a protégée et elle a pu s'abriter dans un café.

​L'attaque a immédiatement déclenché un puissant mouvement de panique, mais les gens qui ne savaient pas encore ce qui se passait n'arrivaient pas à croire qu'une fois de plus la France venait d'être frappée par la barbarie terroriste.

"Il y a eu un mouvement de foule, j'ai pensé tout de suite à un attentat en me disant +chasse tes idées!+", confie Pascale, qui se trouvait à proximité de l'hôtel Negresco au moment de l'attaque.

"Avec mon ami, on a remonté la Promenade (des Anglais, ndlr) pour écouter un groupe de rock, mais la première chanson a été interrompue, on a entendu des cris, les gens se poussaient et on a entendu des coups de feu. Ça a été la débandade, on a couru comme des fous", poursuit-elle.

Dans ce chaos, Pascale a aidé à sauver un jeune homme grièvement blessé: elle a couru dans toutes les directions pour trouver un médecin et l'a ramené vers le jeune homme.

"Je ne sais pas ce qu'il est devenu. Je n'ai pas eu peur, je me suis juste dit +qu'est ce que je peux faire?+", avoue-t-elle.

De nombreux touristes étaient à Nice au moment de l'attaque. Parmi eux, Laroussi, un touriste tunisien dont le témoignage glace le sang.

"On a vu le camion à 120 ou 150 km à l'heure. On était vers la plage. Il a pris la direction vers le casino. Les gens sont devenus fous. J'ai vu un petit coupé en deux, sa poussette est restée intacte. On n'a pas pu dormir de la nuit. C'est horrible. Pourquoi n'y avait-il pas de barrages? Les policiers ne sont arrivés que 20 minutes après".

L'attentat a fait au moins 84 morts jeudi soir lorsqu'un camion a foncé dans la foule à Nice.

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