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Grève des hôtesses et stewards: "Air France nous fait un chantage"

© AFP 2021 Valery HacheAir France
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Le mouvement de grève auquel les hôtesses et stewards d’Air France sont appelés à participer pourrait durer pendant des jours. Mais qu'y a-t-il derrière ce mouvement? Les revendications des grévistes font remonter à la surface les problèmes de la gestion des effectifs dans l’entreprise.

Les relations entre les dirigeants d'Air France et les employés sont très compliquées, et ce fait est étroitement lié à la stratégie de productivité qui ne prend pas en compte les intérêts des hôtesses et des stewards, explique Eric Faliu délégué syndical SNPNC, dans un entretien accordé à Sputnik.

"Il y a trois ans l'entreprise avait quand-même un gros souci de trésorerie et de productivité et toutes les organisations professionnelles ont été convoquées par la direction générale. On s'est mis autour de la table. On a partagé le même constat: on essaie d'être raisonnable et responsable", explique le délégué.

An Air France desk is seen at Nice Cote D'Azur International airport on the first day of a strike by Air France stewards, in Nice, France, July 27, 2016. REUTERS/Jean-Pierre Amet - Sputnik France
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Au sujet de la recherche du compromis, M.Faliu ajoute que "ça a été douloureux, ça a été énormément d'efforts pour tout le monde y compris pour les hôtesses et les stewards". Actuellement, alors que l'entreprise est dans un meilleur état et que les accords de productivité arrivent à leur terme, les employés comptent sur la négociation des nouveaux accords.

"Vous avez toute votre vie dans un accord qui fait 250 pages. Cet accord, dans quelques mois, il tombe, c'est-à-dire qu'il a une durée déterminée, nous n'avons plus d'accord, c'est-à-dire qu'on est tout nu. (…) Air France nous fait un chantage en nous disant que soit on n'a pas d'accord, donc elle fera ce qu'elle veut, c'est-à-dire qu'elle a une page blanche, soit on accepte de faire de nouvelles économies", explique l'interlocuteur de Sputnik.

Parmi les revendications des activistes, M.Faliu en souligne une qui est, à son avis, fondamentale et qui concerne aussi les passagers: ne laisser pas l'entreprise réaliser la composition des équipages sur des critères purement économiques. Un tel tournant serait absurde, conclut le délégué.

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