La Russie appelle l'UE à respecter les intérêts de ses pays membres

L'Union européenne interdit à ses pays membres d'agir à leur convenance et ne respecte pas leurs intérêts économiques, estime le ministre russe des Affaires étrangères.

Moscou voudrait que l'UE agisse en tenant compte des intérêts économiques de ses pays membres et non en fonction de facteurs géopolitiques, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

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"La bureaucratie de l'Union européenne tente d'interdire aux pays membres d'agir selon leur convenance dans les domaines qui n'entrent pas dans les compétences de Bruxelles. Il y a de nombreux exemples. J'espère que cette dérive sera comprise et révisée. Nous avons intérêt à ce que l'UE ne soit pas minée par des contradictions internes, et prenne en compte avant tout l’intérêt économique des pays membres et non des conditions géopolitiques qui n'ont rien à voir avec le bon sens et l'économie", a déclaré le ministre dans une interview accordée au journal du Conseil russe de politique étrangère et de défense. 

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Il a cité en exemple l'intention de certains membres de l’UE de reprendre le dialogue énergétique avec Moscou. 

"On dirait que cela n'intéresse que la Russie, alors que Bruxelles fait semblant d’accepter gracieusement de poursuivre les négociations sur NordStream-2 et d'autres itinéraires à condition que le transit par l'Ukraine soit conservé. Mais pourquoi? Discutons de ce qui est plus avantageux et fiable en tenant compte l'expérience précédente concernant ce transit et beaucoup d'autres choses", a indiqué le ministre.

Le projet Nord Stream 2 prévoit la construction de deux conduites de gazoduc d'une capacité de 55 milliards de mètres cube de gaz par an reliant le littoral russe à l'Allemagne via la mer Baltique. Les deux pipelines doivent être mis en service d'ici 2019, date d'expiration de l'accord russo-ukrainien sur le transit de gaz vers l'Europe.

En mars dernier, huit pays membres de l'Union européenne, dont la République tchèque, la Slovaquie, la Roumanie, la Pologne, la Hongrie et les pays baltes, se sont prononcés contre la réalisation du projet.

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