Obama en veut toujours plus et attend des concessions de Moscou sur la Syrie

© AFP 2022 Andrew Caballero-Reynolds US President Barack Obama speaks during a press conference in the briefing room of the White House in Washington, DC (File)
US President Barack Obama speaks during a press conference in the briefing room of the White House in Washington, DC (File) - Sputnik Afrique
Le sommet du G20 qui se déroule actuellement en Chine est l'une des dernières occasions pour le président américain Barack Obama, dont le mandat expire en novembre prochain, de produire un effet et de redresser son image de pacificateur.

Une occasion de défendre son titre de prix Nobel de la paix s'est offerte au président américain lors d'une conférence de presse conjointe avec la première ministre britannique Theresa May. M.Obama a déclaré que des "différends sérieux" sur la Syrie persistaient entre Moscou et Washington, ajoutant qu'il serait difficile de parachever des succès sans concessions de la Russie.

"Nous avons des différends sérieux au sujet des parties que nous soutenons (en Syrie, ndlr) et du processus nécessaire pour obtenir la paix en Syrie. Sans concessions de la Russie en matière de baisse de violences et dans le domaine de l'accès humanitaire il est difficile d'imaginer le passage à la phase suivante (du règlement, ndlr)", a pointé l'hôte de la Maison-Blanche.

Certes, les efforts de la Russie, qui a mis en place le Centre pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie qui a pour mission de signer des accords de cessez-le-feu avec les chefs des formations armées syriennes, de veiller au respect de la trêve et d'assurer le transfert de l'aide humanitaire à la population civile syrienne ne sont pas suffisants. L'acheminement de centaines de tonnes d'aide humanitaire ainsi que l'aide au transfert des denrées humanitaires de l'Onu sont également vain mot, mais que dire alors des autres?

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Quoi qu'en pense Obama, le secrétaire d'Etat américain John Kerry, lui aussi présent à Hangzhou, en Chine, a déclaré à l'issue d'une rencontre avec son homologue russe Sergueï Lavrov que Washington et Moscou étaient parvenus à se mettre d'accord sur toute une série de questions techniques relatives au règlement de la situation en Syrie et qu'il ne leur restait à résoudre qu'une "paire de points délicats".

Le régime de cessez-le-feu est entré en vigueur en Syrie le 27 février dernier. Il ne concerne cependant pas les djihadistes de Daech et du Front al-Nosra, ainsi que d'autres organisations reconnues comme terroristes par le Conseil de sécurité des Nations unies. Depuis sa mise en place, 548 agglomérations syriennes ont rejoint la trêve, informe le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie qui opère sur la base aérienne de Hmeimim, dans la province de Lattaquié. 

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