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Quand ton camarade de classe est djihadiste...

© Photo TWITTERScuola italiana, nonostante le promesse di Renzi, i problemi continuano
Scuola italiana, nonostante le promesse di Renzi, i problemi continuano - Sputnik France
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Il est plus facile de devenir terroriste qu'on ne le pense. Le processus de radicalisation islamiste peut se dérouler tant dans les mosquées que dans les prisons ou les universités. Et si un jour vous vous rendez compte que votre voisin d'amphi est un djihadiste?

Les autorités ne font rien de spécial pour garantir l'intégration des étudiants étrangers, a déclaré à Sputnik Barbara Santomartino, étudiante à la faculté des langues étrangères de l'Université de Turin où une dizaine de ressortissants étrangers sont récemment partis faire le djihad.

"Ça fait peur quand tu comprends qu'on a recruté des jeunes gens dans l'université que tu fréquentes et au centre culturel de la ville où tu habites et que ces jeunes sont partis combattre pour Daech (le groupe terroriste Etat islamique). Mais tout le monde doit avoir le droit à l'éducation, même les étrangers qui souhaitent obtenir un permis de séjour (…). D'autre part, on ne fait rien pour l'intégration des étudiants d'autres pays", a indiqué Mme Santomartino.

Djihadiste - Sputnik France
Un réseau de djihadistes démantelé en Europe
Selon elle, les informations sur la présence de djihadistes parmi les étudiants peuvent entraîner des actes d'intolérance et un climat de panique.

"Il y a beaucoup d'arabisants à l'université, cela risque de provoquer une psychose et une poussée d'intolérance. Des gens peuvent considérer les arabisants comme des djihadistes potentiels. Nous avons aussi beaucoup de Tunisiens, d'Egyptiens et de Marocains. Je crains qu'on commence à les regarder avec méfiance à l'université, un lieu où l'on doit cultiver l'ouverture d'esprit et la tolérance", a-t-elle ajouté.

L'étudiante a espéré que les autorités italiennes contrôleraient mieux la situation en matière de sécurité, surtout après l'annonce sur le recrutement de terroristes parmi les étudiants.

"Je suis un peu inquiète, mais on ne peut rien faire. Il faut continuer de vivre et d'aller à l'université tout en espérant qu'on est dans un milieu culturel et que les autorités contrôleront mieux la situation", a conclu Mme Santomartino.


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