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Fermeture d'entreprises françaises: Macron n'a pas "mis les mains dans le cambouis"

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Les anciens salariés de l'entreprise Ecopla ont manifesté cet après-midi devant le siège du mouvement d'Emmanuel Macron à Montparnasse. Ils sont venus à Paris pour défendre leur cause et contester la décision du Tribunal administratif de Grenoble de suspendre l'activité de l'entreprise.

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François Ruffin, réalisateur du film "Merci Patron" et figure de Nuit Debout qui a accompagné aujourd'hui les manifestants, a commenté cette situation pour Sputnik.

Il explique qu'Ecopla, fabricant de barquettes en aluminium, a été bouffée successivement par un fonds de pension anglo-saxon, par la banque Barclays et ensuite par un actionnaire sino-australien et pendant ce temps-là il y a eu une passivité voire une complicité du ministre de l'Economie.

"C'est lui (Emmanuel Macron, ndlr) qui était ministre pendant tout ce temps-là, c'est lui qui a reçu les courriers des salariés, des courriers de la sénatrice, du député et qui n'a même pas renvoyé une lettre. Et c'est aujourd'hui la même personne qui dit qu'il est de la gauche du réel, qu'il est à l'écoute du pays", a indiqué M.Ruffin.

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"Сe n'était pas des milliers d'emplois, ce n'était pas une affaire internationale, c'était 100 emplois dans l'Isère", poursuit M.Ruffin critiquant M.Macron en ajoutant que l'entreprise pouvait être sauvée s'il "mettait un peu les mains dans le cambouis".

En répondant à la question de savoir si le gouvernement français est impuissant dans la lutte contre le chômage en prenant l'autre cas d'Alstom, un fleuron industriel français vendu à la société américaine General Electric, l'interlocuteur de Sputnik fait remarquer que "dans les deux cas, c'est un problème de politique industrielle".

"On a choisi de ne plus avoir de politique industrielle depuis trente ans, l'expression politique industrielle est devenue quasiment interdite par la Commission européenne", a-t-il déclaré.

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