Le marché pétrolier toujours en surcharge

© AFP 2022 Guillermo Legariapétrole
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Le rétablissement de l'équilibre de l'offre et de la demande sur le marché pétrolier est encore repoussé: après un nouveau record de production à prévoir en 2016, les spécialistes tablent désormais sur un retour à la normale au deuxième semestre 2017.

Plus tôt, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait revu à la baisse ses prévisions: la hausse de la demande en 2 016 ne devrait plus être que de 100 000 barils par jour — jusqu'à 1,3 millions — et de 200 000 barils par jour en 2 017 — jusqu'à 1,2 millions. "Tout cela résulte d'une baisse du soutien de la demande de la part de l'Inde et de la Chine", souligne Fatih Birol, chef de l'AIE.

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Si, comme on l'attend en 2 016, la production hors Opep pourrait chuter de 840 000 barils par jour, elle reprendrait de 340 000 barils par jour l'année prochaine. En ce qui concerne l'organisation, elle a déjà augmenté sa production de 930 000 barils par jour et pourrait bientôt niveler la réduction de production des autres pays de 1,4 millions de barils par jour (notamment de 300 000 en août). 

Ces prix bas du pétrole se reflètent sur le niveau des investissements dans le secteur, qui ont chuté de 8 % l'année dernière pour atteindre 1 800 milliards de dollars selon les données de l'AIE. 46 % des investissements concernent le pétrole et le gaz — notamment 580 milliards pour la production —, 37 % la production et la distribution d'électricité — dont 70 % pour des énergies renouvelables —, et le reste est investi dans l'augmentation de l'efficacité énergétique. La chute principale (25 %) a été enregistrée dans le domaine de la production. En 2 016, la baisse pourrait atteindre 24 % soit 450 milliards de dollars. Dans le secteur du pétrole de schiste la réduction des investissements s'est chiffrée à 52 % ces deux dernières années mais n'a pas entraîné de faillite des producteurs.

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En 2 016, la Chine a été l'investisseur le plus important dans le secteur énergétique, dépassant les États-Unis, leader en la matière ces trois dernières années, souligne l'AIE. Compte tenu du fait qu'au moins la moitié des investissements visent à moderniser des installations vieillissantes, le marché pourrait ressentir un manque d'investissements, prévient l'AIE, notamment dans la construction de l'infrastructure énergétique — gazoducs, terminaux de GNL etc. Le domaine du GNL pourrait faire face à une crise d'investissements en 2 017, car aucun projet n'a encore été finalisé. Le développement des livraisons de ce combustible est freiné par le charbon bon marché asiatique, qui assure 28 % des besoins en attirant seulement 4 % des investissements.

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