Nucléaire israélien: «Une partie de la politique US de doubles standards»

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Suite aux révélations des lettres de l’ex-secrétaire d’Etat américain Colin Powell, la vision de l’équilibre des forces au Proche-Orient pourrait changer. Alors que l’accord sur le nucléaire iranien a été signé il y a un an, Israël est toujours en possession de 200 charges nucléaires.

Quand The Independent a publié, le 16 septembre dernier, le contenu des lettres de l'ex-secrétaire d'État américain Colin Powell, les hommes politiques proche-orientaux avaient de quoi s'inquiéter.

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Les Iraniens ne peuvent pas utiliser leur « bombe nucléaire » et ils savent qu'Israël a 200 charges pointées sur Téhéran, a indiqué l'ex-secrétaire d'État américain dans une de ses lettres. Le monde a salué l'accord sur le nucléaire iranien adopté en juillet 2015 par Téhéran et six grands médiateurs internationaux (les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne).

Quant à Israël, il s'est prononcé contre cet accord. De plus, la présence ou non de l'arme nucléaire dans ce pays fait l'objet de vives discussions.

« C'est une partie de la politique de doubles standards des États-Unis. Les Américains savent très bien que le programme nucléaire de l'Iran avait et a un caractère exceptionnellement pacifique et ne menace aucun peuple et aucun pays. Les États-Unis savent également que l'Iran se prononce contre l'arme nucléaire, du point de vue humanitaire et moral et surtout du point de vue religieux », souligne l'observateur politique, spécialiste du Proche-Orient et ex-conseiller du ministre iranien des Affaires étrangères Sabbah Zanganeh dans une interview accordée à Sputnik.

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Dans le même temps, selon l'expert, le régime israélien, largement soutenu par les États-Unis, menace de façon permanente beaucoup de pays de la région et s'oppose à l'Égypte, à la Syrie, au Liban, à la Palestine et à la Jordanie.

Une telle situation inquiétante ne peut satisfaire les pays de la région, estime l'observateur, qui indique que la participation active des États-Unis dans la politique israélienne les rend également responsables de la déstabilisation dans la région.

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