Le MH17 aurait été abattu d'un territoire contrôlé par les militaires ukrainiens

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MH17 - Sputnik Afrique
Le consortium russe Almaz-Anteï, producteur des missiles sol-air Bouk, a publié mercredi les premières conslusions dans son rapport et a critiqué les résultats de l'enquête néerlandaise qui était basée entre autres sur les données sur un missile américain et avait négligé l'aspect technique du crash.
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Le consortium russe Almaz-Anteï a mené une enquête sur la catastrophe du Boeing 777 de la Malaysia Airlines en Ukraine en organisant une expérience grandeur nature et a rendu publics ses résultats dans un rapport. La société a mené jusqu'ici trois expériences et elles confirment toutes la version d'un lancement d'un missile depuis la localité de Zaroschenskoje, qui était contrôlée par les forces armées ukrainiennes au moment de la tragédie, a déclaré le conseiller général du consortium Mikhaïl Malychevski.

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Quant aux enquêteurs néerlandais, ils se servaient des données sur un missile américain différent des Bouk russes pour simuler le crash. De plus, les dommages subis par le Boeing dans le rapport néerlandais ne correspondent pas à la réalité.

Les enquêteurs ont volontairement choisi de ne pas tenir compte de trois débris du fuselage afin que le rapport convienne à la version de lancement du missile Bouk depuis la région de Snejni, a affirmé M. Malychevski.

Les enquêteurs néerlandais ont presqu'entièrement négligé l'aspect technique, y compris les dommages subis dans la réalité. Ils ont travaillé avec un modèle « lumineux » (les zones de dommages étaient illuminées sur les diapositives assombries).

« Le modèle entier a été initialement conçu pour satisfaire à la version que le missile volait dans la direction de l'avion (voire depuis Snejni) », a-t-il précisé.

La commission internationale n'a non plus tenu compte des documents sur le crash fournis par la Russie.

« Déjà en moi de mai, lorsque les données ont été fournies aux spécialistes néerlandais, nous avons craint qu'ils ne les laissent de côté pour certaines raisons », a déploré le conseiller général de la société russe. « C'est pourquoi le 29 juillet nous avons envoyé à la commission internationale technique des documents confidentiels et nous avons présenté les principales caractéristiques qui conformaient au modèle utilisé par Almaz-Anteï. Ce document n'a pas non plus été utilisé dans l'enquête. »

Le ministère russe de la Défense a également remis en cause l'objectivité des conclusions des enquêteurs néerlandais.

« Toutes les données présentées aujourd'hui lors du point presse de l'équipe d'enquêteurs ont deux sources: Internet et le renseignement ukrainien. Ainsi, l'objectivité de ces données ainsi que des conclusions tirées ne peuvent pas ne pas éveiller des doutes », a déclaré le porte-parole du ministère Igor Konachenkov.

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Le Boeing 777 de Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur s'est écrasé le 17 juillet 2014 avec 298 personnes à son bord, alors qu'il assurait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur, sans laisser de survivant. Parmi les victimes de la tragédie figuraient 193 ressortissants néerlandais.

Les autorités de Kiev ont par la suite accusé les insurgés d'avoir abattu l'avion à l'aide d'un système de missiles Bouk. Pour leur part, ces derniers démentent toute implication dans la catastrophe. Le consortium russe Almaz-Anteï, producteur des missiles sol-air Bouk, a mené sa propre enquête sur la catastrophe du Boeing 777 (vol MH17) en Ukraine, en organisant une expérience grandeur nature. Le groupe a fait exploser l'ogive d'un Bouk près d'un Boeing retiré du service, dans l'espoir de déterminer les circonstances du crash. Le consortium a en outre conclu que le Boeing avait été abattu par un missile 9M38-M1 du système Bouk-M1, arme dont l'armée ukrainienne est dotée.

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