Trump président, les USA cesseront-ils de collaborer avec Riyad?

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Les Saoudiens ont eu beau financer la campagne de Clinton, c’est Trump qui a remporté la présidentielle. Une fois élu, le républicain a fermé quatre de ses sociétés implantées sur le sol saoudien. Y aura-t-il une suite, et quelle sera désormais la politique américaine au Proche-Orient? Un expert iranien tente de répondre à ces questions.

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L'élection de Donald Trump mettra-t-elle en péril les liens traditionnellement solides entre Washington et son fidèle allié saoudien? Évoquant les récentes démarches adoptées par le nouveau locataire de la Maison Blanche, un tel scénario n'est pas à exclure, explique à Sputnik Hassan Beheshtipour, expert en politique internationale de la chaîne iranienne Press TV.

Comme l'affirmait tout récemment Associated Press, Donald Trump a fermé après l'élection quatre de ses sociétés soupçonnées de liens avec Riyad. Le motif  ? «  Éviter tout potentiel conflit d'intérêts lorsqu'il occupera le Bureau ovale  », indique l'agence. Cependant, Hassan Beheshtipour confère une autre interprétation à ce geste.

«  L'Arabie saoudite a ouvertement soutenu Hillary Clinton dans la course présidentielle, Riyad a versé des sommes considérables dans sa campagne de promotion  », rappelle l'expert.

D'autre part, poursuit-t-il, il ne faut pas négliger le fait que Riyad bénéficie d'un important soutien financier américain. C'est d'ailleurs ce que Donald Trump a pointé du doigt lors de sa campagne, tout en exigeant que les pays qui reçoivent une aide de ce type remboursent ces dépenses à Washington. Or, compte tenu de son rôle géopolitique, l'Arabie saoudite ne constitue-t-elle pas un cas à part  ?

«  L'Arabie saoudite est le principal terrain militaire des Etats-Unis dans la région  », explique M.  Beheshtipour, qui estime que ces contradictions rendent la future politique de Donald Trump au Proche-Orient imprévisible.

Revenant au discours préélectoral du républicain, l'expert note que le nouveau président américain a pourtant de fortes chances d'établir un dialogue avec d'autres pays de la région.

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«   Concernant la politique au Proche-Orient, Trump a annoncé que l'ennemi numéro un de Washington en Syrie était Daech. De fait, au lieu de lutter contre le gouvernement légal de Bachar el-Assad et de transformer ce pays arabe en autre Irak ou Afghanistan par ces actions dévastatrices, il vaudrait mieux combattre Daech  », a-t-il indiqué.

Et d'ajouter  : «   On verra si Trump sera fidèle à ses déclarations préélectorales ou s'il suivra les conseils du Pentagone et du Conseil de sécurité dans sa politique extérieure  ».

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