Mère de quatre enfants à Alep: «Le terrorisme a privé mes enfants de leur père»

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Un enfant en Syrie - Sputnik France
Que peuvent voir les enfants d’Alep dans le cours de leur vie, mises à part la famine, la misère et les souffrances? Et quand on songe que les terroristes rendent les enfants orphelins… Dans une interview à l’agence Sputnik, une mère de quatre enfants raconte le quotidien d’horreurs que ses enfants et elle sont forcés d’endurer.

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«Pourvu que maman pleure moins»: les enfants d’Alep racontent les horreurs de la guerre
Um Abdalla habite une maison détruite située dans le quartier aleppin de Salah ad-Din. Quand son mari s'est fait tuer par les terroristes, elle est restée seule avec ses 4 enfants. Un jour, un groupe d'hommes armés ont fait irruption dans leur maison et ont arrêté son mari. Pourquoi ? Aucune accusation formelle ou informelle n'a été donnée, excepté un brutal : « Femme, on a besoin de ton mari. »

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Des centaines de familles d’Alep retrouvent enfin leurs foyers natals
Le mari d'Um Abdalla travaillant dans la municipalité locale, les terroristes voulaient lui soutirer des informations de première main.

« Deux jours après, on nous a conduits sur la place du quartier. Là, sous nos yeux, il (son mari, ndlr.) a été abattu. Plus tard, des hommes nous ont aidés à fuir. Nous avons quitté notre maison les mains vides. Ici, ces gentils messieurs nous ont donné cette maison en ruines et quelques couvertures. »

Selon Um Abdalla, les habitants d'Alep ont beaucoup souffert à cause des terroristes, car, dit-elle, ils « n'ont ni cœur, ni sentiments ». La mort et la destruction, rien d'autre n'intéresse ces gens qui ne regardent que le bout de leur mitraillette.

« Le terrorisme a privé mes enfants de leur père. Mon fils aîné, Abdullah, qui n'a pas encore 13 ans, a travaillé comme tailleur dans le quartier Sulaiman pour aider sa famille qui mourait de faim. De toutes mes forces, j'essaie de donner à mes enfants l'amour et l'affection dont la guerre les a privés. Ils ne sont coupables de rien, mais ils vivent dans une époque terrible. »

Plusieurs familles habitent ce quartier où sont désormais logés Um Abdalla avec ses enfants. Selon elle, les maisons sont bourrées de gens, car tous essaient d'accueillir des amis ou des parents qui sont devenus réfugiés. La vie est vraiment dure : il n'y a ni eau, ni électricité, ni produits de première nécessité, mais les gens s'aident les uns les autres.

« Dans ma maison, il fait froid en hiver et il fait chaud en été, mais ici, nous avons un refuge contre la mort », s'exclame la femme.

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